25 Août 2017

Cameroun: Tendance - La saison pluvieuse dicte la mode

Avec les pluies, le penchant est aux bottes et autres vêtements chauds, question de se protéger du froid et de l'averse.

Depuis le début du mois de juillet, le nouveau code vestimentaire des habitants de la capitale économique est connu. Loin des tenues légères et autres décolletés, le froid occasionné par les pluies impose aux hommes, femmes et enfants une nouvelle façon de s'habiller. La tendance actuelle est le port de vêtements amples et lourds.

Le plus important étant pour les uns et les autres de ne pas attraper froid. « Je ne supporte pas le froid. Donc, si je ne m'habille pas chaud, je ne suis pas loin d'attraper une grippe »,fait savoir Agathe.

A Douala, il faut désormais s'habiller chaud pour résister à la fraîcheur et aux pluies. Des pluies qui tombent à longueur de journées et ce, pendant des jours. Chez les hommes, les ensembles survêts, les gilets, communément appelés « pull-over », sont quelques-uns des vêtements convoités en ce moment. Les femmes quant à elles, en dehors du « pull-over », optent pour des pantalons jeans, des manteaux, généralement associés à des bottes (longues ou courtes) en cuir ou en caoutchouc.

A tout ceci, s'ajoutent des écharpes que la plupart des gens enroulent autour du cou. Les souliers varient également en cette période. A côté des bottes de pluies et des tennis, les jeunes font de plus en plus recours aux chaussures ayant des semelles épaisses. Les filles y ajoutent des souliers hauts, qu'elles appellent affectueusement « talons ».

La nouvelle façon de se vêtir, à en croire quelques personnes rencontrées ci et là, permet non seulement de se mettre à l'abri du froid, mais aussi d'éviter des maladies liées à la saison des pluies, à l'exemple de la grippe et du rhume. Dans les ménages, le phénomène est visible chez les tout-petits : « J'ai acheté des grenouillères pour le bébé et des ensembles pour les autres enfants », fait savoir Julie, une ménagère.

D'autres adolescents, à défaut du gilet, préfèrent des blousons et autres costumes. Reste qu'il devient de plus en plus difficile de se procurer un vêtement ample et lourd en ce moment. De même qu'il n'est pas aisé de s'acheter une chaussure à semelle épaisse. Et pour cause : « Les prix des gilets sont exorbitants depuis le début de la saison de pluies.

C'est aussi le cas au déballage », affirme Hermine, qui s'est vu refuser un ensemble survêt au marché. En effet, cette dernière n'a pas pu réunir la somme demandée pour le vêtement. Elle rejoint ainsi Bill, un jeune-homme qui a été contraint de choisir une autre paire de chaussure, à défaut de celle qu'il désirait. Il lui fallait encore 2.000 Fcfa. La fraîcheur répandue à Douala en ce moment est la conséquence des pluies qui s'abattent sur la ville depuis bientôt deux mois

Cameroun

Le dur combat des familles des victimes un an après la catastrophe ferroviaire d'Eséka

Le 21 octobre 2016 le déraillement d'un train provoquait la mort de 79 personnes au Cameroun. Un an après… Plus »

Copyright © 2017 Camer.be. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.