25 Août 2017

Congo-Kinshasa: Le manque de moyens et la pléthore du personnel risquent de paralyser la Sokimo

La baisse de production des matières premières a pour cause, entre autres, la contreperformance des entreprises minières de l'Etat. Si rien n'est fait, on risque d'assister à la faillite non déclarée de plusieurs sociétés minières de l'Etat.

La Société minière de Kilo-Moto (Sokimo) est confrontée au manque de ressources financières propres et à un personnel pléthorique. Une situation qui plombe le bon fonctionnement de ses activités de cette entreprise du portefeuille, notamment l'exploration pouvant déterminer les gisements économiquement exploitables.

Selon le directeur général de cette société commerciale, Upio Kakura, contacté par le magazine économique en ligne zoom éco, cette situation crée une inadéquation criante entre le niveau actuel d'activités et les effectifs de la Sokimo.

A en croire zoom éco, les arriérés de près de 60 mois d'impaiement des salaires enregistrés par ses cadres et agents est la conséquence, notamment de l'orientation des ressources provenant des partenaires de l'entreprise à des fins non rentables et le non-encadrement des recettes au niveau des sociétés de sous-traitance avec la Sokimo.

A en croire les experts, cet état de santé n'est pas irréversible. Car, estiment-ils, il y a moyen de relever cette société au regard des potentielles dont elle regorge, notamment son actif minier considérable, bien que ses installations soient vieillissantes.

Par ailleurs, affirme zoom éco, Upio Kakura a annoncé que les travaux de construction de l'usine de traitement d'or dans la localité de Nizi, à près de 28 km de Bunia, se trouvent actuellement dans la phase terminale. Et le premier lingot d'or sera produit, sauf imprévu, la première semaine du mois de septembre prochain.

Selon la source, ce projet est un motif de fierté pour la Sokimo, dans un contexte caractérisé par la morosité de ses activités.

Rappelons qu'au mois d'août 2016, les travailleurs de la Sokimo ont réclamé plus de 50 mois d'arriérés des salaires. Des centaines de travailleurs de cette société minière avaient organisé une marche pacifique, le lundi 29 août 2016 à Watsa, dans la province du Haut-Uélé. D'après le secrétaire de la délégation syndicale de cette entreprise, Cyril Masakuna, les manifestants réclamaient le paiement de plus de cinquante mois d'arriérés de salaires.

«Nous revendiquons nos droits. C'est-à-dire nos arriérés de salaires de plus de cinquante mois. Et, [nous] demandons à ce qu'on nous donne des soins appropriés et des moyens pour scolariser nos enfants, parce que bientôt c'est la rentrée », a-t-il indiqué.

Les agents et cadre de la Sokimo ont également demandé la relance de la production d'or dans les gisements de Kilo. Ces travailleurs avaient même donné un préavis de grève. Ils ont menacé d'entrer en grève si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Depuis plusieurs années, la Sokimo éprouve des difficultés pour exploiter les gisements qu'elle dispose actuellement.

En 2009, l'entreprise a cédé des gisements d'or à Kibali Gold Mines, filiale de l'entreprise sud-africaine Ango Gold Ashanti.

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