27 Août 2017

Tunisie: La Chine, premier investisseur en Afrique

Liaisons dangereuses

Les Européens qui, historiquement, se positionnaient comme leaders sur le continent se retrouvent ainsi recalés dans ce classement. C'est dire le changement de stratégie des uns et des autres vis-à-vis de l'Afrique. Mais cette situation est à double tranchant. En ayant le lead sur le capital investi sur le continent, la Chine augmente sensiblement la dette bancaire africaine. Selon certains spécialistes de l'Afrique, les prêts chinois pourraient devenir un véritable fardeau à l'avenir. Car pour l'heure, le continent est incapable d'honorer ces milliards de dollars de prêts.

Résultat, ces crédits sont souvent remboursés en or, en pétrole et en gaz. En mars dernier, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a mis en garde les Africains au sujet de leurs relations avec Pékin en déclarant au quotidien allemand Die Welt : « L'Afrique risque aujourd'hui de devenir une colonie chinoise, les Chinois ne veulent que les matières premières. La stabilité ne les intéresse pas ». À ce stade, la Chine est à la fois investisseur et banquier.

Fortunes diverses

La publication britannique dans son rapport sur l'investissement en Afrique estime, par ailleurs, à 92,3 milliards de dollars le total des capitaux investis en 2016. Il s'agit là d'une augmentation de 40 % par rapport à une année auparavant. Une manne financière qui serait investie dans quelques projets. Car le nombre de nouveaux projets bénéficiaires des capitaux investis a régressé de 16 % pour ressortir à 602 seulement en 2016. Le Financial Times explique l'engouement des investisseurs pour l'Afrique, essentiellement, par l'émergence de nouvelles filières capitalistiques telles que l'immobilier et la construction (37 milliards de dollars d'investissement en 2016).

Par pays, c'est l'Afrique du Sud qui détient la plus grande part en termes de projets lancés avec 105 au total. Mais c'est l'Egypte qui a attiré le plus de capitaux avec 40 milliards de dollars. Il s'agit là d'un bond exponentiel de 173 %. La tendance inverse a été observée au Nigeria qui affiche un recul de l'ordre de 25 % des investissements directs étrangers à 6,2 milliards de dollars. Le même trend baissier a été enregistré au Kenya (-55 %) et au Rwanda (-20 %).

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