28 Août 2017

Cameroun: Des solutions à la crise du cacao existent

Photo: CCILCI
Cacao

La situation préoccupante de la filière cacao n'est ni une exclusivité camerounaise, ni une fatalité.

Depuis plusieurs années, le cours du cacao ne cesse de baisser sur le marché international. Au cours de l'année 2017, cette tendance s'est accentuée provoquant une véritable onde de choc chez les producteurs. Avec une chute des cours qui a parfois flirté avec les 40 %, l'inquiétude était réelle. Avec une récolte record et une demande mondiale qui s'est tassée, il y avait de quoi.

Ainsi, en Côte d'Ivoire (40 % de la production mondiale), le prix minimum garanti aux producteurs est passé de 1100 à 700 francs le kilogramme. Aussi bien pour les planteurs que pour l'Etat ivoirien qui tire 30% des recettes d'exportation, la cote d'alerte était atteinte. Le Ghana, deuxième producteur mondial, n'était pas en reste.

Le pays a également accusé le coup de la chute des cours mondiaux. Dans l'un et l'autre cas, le péril d'un choc social a même commencé à planer, au regard du nombre de personnes concernées par la bonne santé ou non du la filière cacao. Et ces indicateurs sont les mêmes chez les principaux producteurs dont le Cameroun qui arrive au cinquième rang mondial. Au demeurant, le cacao est un produit spéculatif, comme certaines autres matières premières (pétrole, café, banane, etc.).

Le hic c'est que le prix des matières premières est rarement entre les mains des producteurs qui subissent le diktat du commerce international. C'est la raison pour laquelle dans un sursaut de survie, les principaux producteurs mondiaux d'or brun se sont engagés il y a quelques mois, à coordonner leurs volumes et à trouver de nouveaux débouchés pour les ventes. A ce jour, 45 % des fèves produites dans le monde sont achetées par quatre multinationales qui ne vendent pourtant pas de produits finis.

Ces entreprises constituent ce qu'on appelle dans le jargon, des broyeurs. Dans ces conditions, la promotion de la transformation et de la consommation locale est une des voies de sortie de crise. Mais en dépit de la prise de conscience des producteurs du péril qui les guette, la situation ne s'est toujours pas améliorée de façon significative. Finalement, c'est au niveau de chaque pays producteur que les Etats essayent de trouver des solutions palliatives et laisser passer la tempête.

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