31 Août 2017

Burundi: Yaga, un oasis au milieu du désert

Le 31 août, on célèbre la journée internationale du blogging. Ezéchiel Ndayizeye, jeune artiste-blogueur burundais, en a profité pour nous dresser un tableau, assez élogieux, du collectif Yaga.

Nous sommes le 31 août, la journée mondiale du blog. Une occasion offerte aux blogueurs du monde entier d'évaluer leur travail, d'affermir leur passion et surtout de se poser des questions magistrales en rapport avec l'impact « positif » que leur « métier » est censé produire au sein des communautés. Les blogueurs du Burundi réunis au sein de la communauté Yaga vont, sans doute, se joindre aux autres du monde entier pour faire un point sur l'avenir du blogging dans les prochaines années.

Une mission difficile, mais noble

Au Burundi, les blogueurs ont démarré leurs premières activités « online » en 2015, dans un environnement qui n'était pas favorable à la liberté d'expression. Ceci leur a permis de se créer une identité forte alors que la patrie de Gisabo était plongée dans des divisions qui handicapaient son rayonnement. Ils ont réussi là où les autres étaient en train d'échouer. Ils ont surmonté leurs différences et ont donné naissance à un esprit de tolérance qui échappait à l'entendement burundais.

Tout un phénomène! Pendant que certains se lançaient des injures et des propos haineux, ils ont su développer, malgré eux, un langage responsable dans le but de promouvoir un débat constructif qui était déjà étouffé par le climat politique qui régnait.

En 2015, bien qu'étant opposés sur certains points, ils ont pris la résolution de monter dans un seul wagon, « Yaga ». Ils ont donné de leur temps, oubliant leurs origines, pour inventer un monde fraternel et porter loin la voix de toute une génération. Tout indiquait qu'ils avaient tous un passé différent, des opinions contraires, des niveaux d'études qui auraient pu les séparer pour toujours. Unis par « la passion du blogging » et « le respect mutuel », ils sont devenus en quelques mois de vrais amis pour un Burundi libre, adoptant tous un langage « constructif » qui mettait en évidence l'existence de l'esprit de tolérance.

À travers les débats, ils ont échangé avec respect, l'oreille toujours penchée vers l'autre. L'esprit « yaguiste» les a amenés à trouver des points communs, à enterrer leurs intérêts personnels pour pouvoir dessiner un grand projet qui soit porteur d'espoir et de liberté dans la diversité.

Ils ont brisé les barrières de la haine et construit des passerelles pour rapprocher les idées. Toujours débout à dire haut ce que beaucoup pensent tout bas, les yaguistes se réjouissent du pas déjà franchi. Si tous les Burundais pouvaient vivre comme des yaguistes, le Burundi serait un havre de fraternité.

Burundi

Ntahangwa - Les « lamentations » d'une future victime

Les bords de la rivière Ntahangwa continuent à s'effondrer, les travaux d'urgence de stabilisation des… Plus »

Copyright © 2017 YAGA. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.