31 Août 2017

Congo-Kinshasa: Désendettement et développement - Le 1er contrat entre le pays et la France jugé positif

Signé depuis le 10 juillet 2013 entre la France et la République démocratique du Congo pour 106 millions d'euros couvrant la période de 2013-2016, le premier contrat de désendettement et de développement (C2D/RDC) dresse un bilan « positif ».

C'est ce qui ressort de la revue sectorielle organisée hier mercredi 30 août par le Comité technique de suivi et évaluation des réformes (CTR) du C2D/RDC, en partenariat avec l'Agence française de développement (AFD).

Au cours de l'atelier qui s'est déroulé au cercle Le Gourmand, à Gombe, les parties prenantes ont dressé un état des lieux sans complaisant de mise en œuvre de différentes composantes de ce premier contrat. Ils ont aussi identifié les progrès, les relations ainsi que les contraintes dans l'exécution de différents projets financés par la France, dans le cadre de ce contrat. Cette revue sectorielle a permis aux parties prenantes de formuler des recommandations et arrêter les perspectives pour l'atteinte des objectifs fixés.

«Considérez que le travail fait a été très formidable », s'est félicité le coordonnateur du CTR, Félicien Mulenda Kahenga. Ce, en comparaison avec d'autres pays qui ont bénéficié du contrat C2D bien avant la RDC. «Nous avons été avec l'AF, notamment au Congo-Brazzaville, au Cameroun, en Côte d'Ivoire... Et bien, notre expérience est très encourageante, parce que nous sommes l'un des derniers pays à mettre en place ce processus (C2D : NDLR) mais ça va plutôt bien chez nous», s'est réjoui le coordonnateur du CTR.

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, le nouveau directeur général de l'AFD (qui prendra ses fonctions à Kinshasa avant la fin du mois), Didier Grebert, a été très clair : « (... ) Très franchement, j'ai trouvé cette journée (revue sectorielle : NDLR) extrêmement positive et très intéressante (... ) ». Il a, toutefois, retenu que beaucoup de choses ont été faites, un certain nombre reste à faire.

Le directeur général (sortant) de l'AFD, Jean-Christophe Maurin, a fait savoir qu'à Paris, les ministères de tutelle attendent de cette revue sectorielle des éléments d'appréciation de ce premier C2D. Il a demandé aux intervenants de remettre au CTR leurs différentes interventions synthétisées en quelques pages en y ajoutant des recommandations et propositions qui seront transmises aux partenaires techniques et financiers à Paris.

Regard sur le 2èmeC2D

La RDC et la France ont signé, en juillet 2013-2016, un contrat pour 106 millions d'euros destinés à financer des projets dans quatre secteurs. Il s'agit de l'éducation (où on prévoyait la construction de 700 salles de classes et le financement du salaire de 25 000 enseignants ) ; l'eau et l'assainissement (où on prévoyait de desservir en eau potable 400 000 personnes issues de quartiers périurbains de Kinshasa non couverts par la Regideso) ; la formation professionnelle (où on devait appuyer l'offre pédagogique de formation assurée par l'INPP et en construisant ses extensions de Mbandaka, Goma et de Boma) ; la gouvernance financière qui appuie le ministère des Finances et le ministère du Budget dans l'implémentation de la chaîne de la recette pour la traçabilité et la transparence dans le processus de collecte des recettes publiques.

Le C2D est une initiative mise en œuvre par la Banque mondiale et le FMI en 1985 pour aider les pays pauvres mais dont la pauvreté était accentuée par le poids de la dette. Alors, la RDC était éligible à ce processus. Car, en juillet 2010, ce pays avait atteint le point d'achèvement de cette initiative PPTE. Il était question que tous les créanciers puissent annihiler leurs dettes. Chose faite, Kinshasa avait obtenu une annihilation de près de 90% de sa dette extérieure. Seulement, il subsistait encore 10% qu'il fallait continuer à payer. Et dans ces 10%, les créanciers, parmi lesquels la France, ont décidé d'accorder à la RDC des allègements. La France a jugé bon de rétrocéder à la RDC cette dette en finançant les activités congolaises que les deux pays vont convenir d'un commun accord. C'est ce mécanisme qu'on appelle le C2D. Le premier C2D/RDC étant jugé positif, la France et la RDC ne ménageront aucun effort pour préparer le deuxième contrat.

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