31 Août 2017

Cameroun: La justice au service du développement

Prescription faite hier par le Premier président de la Cour suprême aux nouveaux membres installés.

Le propos du Premier président de la Cour suprême, Daniel Mekobe Sone, hier à l'attention des 26 membres nouvellement nommés par le président de la République au sein de la Haute juridiction, ne s'est pas encombré d'ambages.

« Vous devez exercer vos exaltantes fonctions, en étant conscients que nos concitoyens ont soif de justice, que les rapports « Doing Business » ne manquent pas d'interpeller notre justice, que les opérateurs économiques se plaignent de l'insécurité judiciaire », a-t-il prescrit aux 26 promus officiellement installés dans leurs fonctions.

Au-delà de la tradition cérémonielle, empreinte de solennité en pareille circonstance dans le corps judiciaire, la première partie de l'audience qui s'est tenue en la salle d'apparat de la Cour suprême à Yaoundé, aura donc été l'occasion de repréciser le rôle que devrait jouer la justice pour le développement harmonieux du Cameroun.

A ce sujet, ce ne sont certainement pas les compétences qui manquent. Daniel Mekobe Sone l'a à juste titre relevé : « Je ne doute pas un instant de vos capacités respectives à bâtir une justice efficiente au service du développement de notre pays. Il s'agit de continuer la nouvelle dynamique insufflée par les magistrats et les greffiers à la Cour suprême depuis quelques années », a-t-il apprécié.

Avant lui, le procureur général près la Haute cour, Luc Ndjodo, parlant dans ses réquisitions du président de la Chambre judiciaire, Epuli Mathias Aloh, et du premier avocat général, Yap Abdou, nouvellement nommés, les a présentés comme des magistrats ayant toujours fait preuve d'abnégation, d'objectivité et de compétence, partout où ils ont été appelés à servir.

Pour ces deux, tout comme pour tous les autres promus (ils sont conseillers et avocats généraux), Luc Ndjodo s'en est référé à l'écrivain français Emile Zola, pour relever l'indissociable corrélation entre le travail attendu de ces hommes de droit et l'émergence du Cameroun : « La vérité et la justice sont souveraines, car elles seules assurent la grandeur des nations », a-t-il relevé.

Ce postulat est aussi valable pour les 162 jeunes diplômés des trois dernières promotions de l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (ENAM), qui ont prêté serment hier, en deuxième partie de l'audience.

Par vagues de 20, ils se sont engagés devant la Haute juridiction - c'est une exigence qui date de mars 1995 - à servir en toute impartialité, intégrité et loyauté, en prenant en compte la dignité d'autrui et en observant le droit de réserve.

Ce sont certaines des valeurs qui leur ont été recommandées par le procureur général. Des qualités qui, pourquoi pas, pourraient leur permettre d'emboiter le pas à leurs devanciers au sommet de la carrière judiciaire.

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