7 Septembre 2017

Burkina Faso: Soupçons de malversations au CSC - La présidente Nathalie Somé déférée à la MACO

Photo: fasozine
La présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC), Nathalie Somé,

La nouvelle est tombée hier, 06 septembre 2017, en milieu de journée et a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Il s'agit de l'arrestation suivie du déferrement de la présidente du Conseil supérieur de la communication, Nathalie Somé, à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Peu avant, soit la veille, c'est le DAF de ladite institution qui avait été mis sous mandat de dépôt. Retour sur une affaire de malversations présumées, qui a fait grand bruit au pays des Hommes intègres.

Les choses sont allées très vite du côté du Conseil supérieur de la communication (CSC). En effet, après le mandat de dépôt du Directeur de l'administration et des finances (DAF) en la personne de Souleymane Séré, le mardi 5 septembre 2017, dans le cadre des enquêtes sur les soupçons de détournements de fonds publics destinés à certaines dépenses dans le cadre des élections couplées de 2015 dont des médias s'étaient fait l'écho, c'est au tour de la présidente de l'institution, Nathalie Somé, d'être mise aux arrêts hier mercredi 6 septembre 2017.

Pour rappel, des supposées malversations éclaboussant Nathalie Somé, son Directeur de l'administration et des finances (DAF) ainsi que le Directeur des marchés publics (DMP) avaient amené l'Autorité supérieure de contrôle d'Etat et de lutte contre la corruption (ASCE/LC) à ouvrir une enquête.

Dame Nathalie, dans une correspondance adressée au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avait demandé une contre-expertise du rapport de l'institution que dirige Luc Marius Ibriga. Ladite correspondance est restée sans suite.

En tout cas, en attendant de savoir officiellement les charges qui pèsent contre elle, l'on parle, entre autres, de dépenses non justifiées d'une centaine de millions de F CFA des fonds alloués aux élections ainsi que de l'achat de certains biens de consommation personnels sur le budget de l'institution.

Le rapport d'audit de l'ASCE qui révélait des « détournements, collusion, corruption, surfacturations, favoritisme, etc. », sommait les personnes incriminées de rembourser collégialement la somme de 650 millions de F CFA. Cela dit, à moins d'une omission de notre part, c'est une première de voir un président d'institution en exercice écroué.

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