10 Septembre 2017

Cameroun: L'autoroute Kribi - Lolabé en bonne voie

Le taux d'avancement des travaux est de 66,22%. L'entreprise chinoise assure que les 38,5 km seront livrés dans les délais.

Plus que quelques mois et on pourra rouler à grande vitesse entre Kribi et Lolabé. Les travaux de la phase I de l'autoroute Edéa-Kribi-Lolabé sont réalisés à ce jour à 66,22%. D'après les techniciens de la China Harbour Engeering Compagny (CHEC), chargée de la construction, les délais doivent être respectés. Ainsi donc, de jour comme de nuit, ouvriers, manœuvres, ingénieurs et autres techniciens accomplissent leurs tâches. L'on travaille actuellement sur les 38,5 kilomètres, représentant la phase I du projet autoroutier. Pour ce qui est de la chaussée, le bitume est posé sur une quinzaine de kilomètres. Les travaux d'assainissement eux aussi sont bien avancés. Ils représentent la construction des fossés de drainage, les caniveaux, les drains et autres descentes d'eau.

Sur le tracé de l'autoroute, 44 buses sur 46 sont réalisées. 37 dalots sur les 42 prévus sont complètements achevés. Depuis quelques semaines, le travail est plus accentué sur la construction des trois échangeurs. Pour celui prévu au niveau du croisement avec la nationale 17 (Ebolowa-Akom II-Kribi), les piliers sont en train d'être montés. A l'échangeur du port, tout est presque terminé, il ne reste que la pose des poutres. Et selon les techniciens, ceux-ci seront posés avant mi-septembre. Mais déjà, la beauté de l'ouvrage fait le bonheur des riverains. D'ailleurs, certains automobilistes s'y aventurent déjà, question de réussir le giratoire. L'on note aussi une grande avancée dans la réalisation des ponts. Le plus long, celui sur la Lobé, 120 m, est achevé. Il est même déjà exploité par les camions et autres engins de CHEC.

Quant au pont sur la Kienké, les travaux tirent vers la fin. Les passages supérieurs, huit au total, sont réalisés à plus de 60%. Entre autres difficultés liées à l'exécution du projet, les revendications des communes au sujet des taxes locales, les retards accusés dans le paiement des prestations des consultants mobilisés et les problèmes liés à la libération des emprises du projet. L'exécution financière du contrat Engineering Procurement Construction (EPC), qui permet de mettre en œuvre ce projet est de 42%, équivalent à 18 décomptes émis par l'entreprise CHEC pour un montant total d'un peu plus de 105 milliards de F, en attente de payement. L'exécution financière du contrat de l'assistant à la maîtrise d'ouvrage est de 20%, équivalent au décompte d'avance de démarrage. Quant à l'exécution financière du contrat du contrôle technique, elle est également de 20%, équivalent au décompte d'avance de démarrage.

INTERVIEW

Alain Patrick Mpila Ayissi: « Le travail le plus important a déjà été fait »

Directeur de l'aménagement au Port autonome de Kribi.

Où en êtes-vous avec la construction de l'autoroute Kribi-Lolabé ?

Tous les travaux préparatoires ont déjà été bouclé. Pour ce qui est du travail sur la chaussée, 15 kilomètres sur les 38,5 sont complètement achevés. C'est-à-dire que les trois couches (fondation, base et roulement) ont déjà été posées. Pour ce qui est des ouvrages spécifiques dont les ponts, les échangeurs et les passages supérieurs, les culés et les piles sont entièrement réalisés. Il ne reste que la pose des poutres post-contraintes avant la réalisation des différents tabliers. Et tous ces éléments existent sur le terrain. Le travail le plus important a donc déjà été fait.

Les fortes pluies qui s'abattent sur la zone de Kribi n'ont-elles pas un impact sur l'avancement des travaux ?

C'est un élément qu'il faut relativiser. C'est vrai que pendant la saison de pluies, nous avons quelques contraintes. Cependant, les travaux continuent. Nous avons ce qu'on appelle des rendements journaliers, des rendements hebdomadaires et des rendements mensuels. En période de pluies, ces rendements baissent. Et là, nous parlons de contraintes. Mais normalement, dans un chantier, il y a une organisation. Plusieurs tâches sont alors anticipées puisque ce sont des périodes bien connues. Pendant les saisons sèches, nous réalisons un certain type de travaux en prévision du mauvais climat. De toute façon, même pendant la saison des pluies, les travaux ne s'arrêtent pas. Ce projet devrait s'achever au cours du second semestre de l'année 2018. Maintenant, il y a un petit bémol qu'il faut quand-même poser sur la table. C'est vrai que ce n'est pas un élément endogène au projet, mais plutôt exogène. C'est la contrainte liée au parachèvement du processus de libération des emprises. Néanmoins, tout laisse à croire que les délais seront respectés.

Le PAK est déjà opérationnel. Et en attendant la fin des travaux de l'autoroute, quelles voie emprunteront les marchandises sortant ou entrant au port ?

La route actuelle, la nationale N° 7, a été pensée dans cette perspective. Cette route, pour ce qui est de ses caractéristiques dimensionnelles, répond aux standards CEMAC. Sa vitesse de référence est de l'ordre de 70 kilomètres par heure. Ce qui est largement suffisant pour permettre le démarrage du trafic au Port autonome de Kribi. Ce trafic devant évoluer de manière graduelle, il est important que l'autoroute soit rendue disponible en 2018.

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