10 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: Réhabilitation de l'avenue de l'Université - Travaux Publics - Les Kinois saluent l'initiative !

Il y a plus de cinq mois que les Usagers de l'avenue de l'Université éprouvent des difficultés énormes pour fréquenter la ville et les coins dont le parcours nécessite de transiter par cette grande avenue.

Celle-ci va, en effet, de l'Université de Kinshasa, en passant par l'Intendance générale de la même Université, le Rond-point Ngaba et, enfin, traverse la maison communale de Ngaba jusqu'à atteindre Saint Raphaël, dans sa jonction avec le Boulevard Lumumba, au niveau de la première rue, à Limete. C'est cette avenue qui, depuis bien des décennies, facilite la tâche aux étudiants de l'Université de Kinshasa, habitants de plusieurs quartiers de Lemba, de Mont-Ngafula, Makala et Ngaba, de pouvoir fréquenter la ville sans peine. Aujourd'hui, la route est en pleine réhabilitation, chose que saluent plusieurs habitants de ce coin de la capitale.

L'avenue de l'Université est l'une des principales artères permettant aux habitants des communes précitées d'être rapprochés de la ville et communes voisines. Depuis plus de cinq mois, elle a été impraticable. Voitures et motos ne pouvaient la fréquenter qu'au bout de multiples efforts. Chose qui a coûté sang et eau aux habitants usagers de ces coins des communes qui, au terme de plusieurs mois, se sentaient déliés de la ville.

Le délabrement de cette route avait également conduit à la hausse des prix de transport. Pour une distance où l'on payait cinq cent Francs congolais, à cause de l'impossibilité pour les engins automobiles de circuler sur ce tronçon, les habitants de Ngaba, Makala, Lemba et Mont-Ngafula étaient, désormais, contraints de prendre deux types de demi-terrains, pour une distance qui, autrefois, correspondait à un seul transport.

Au fait, comment en est-on arrivé-là ? En effet, il s'agit avant tout d'un ravin important qui s'était créé sur le tronçon situé entre le Rond-point Ngaba et la maison communale de Ngaba.

Ce dernier rendait la vie dure à la population de ces coins de la capitale, à telle enseigne que lorsqu'il pleut, même les piétons rencontraient des difficultés immenses à traverser ne fût-ce que la distance du ravin, en y pataugeant à l'instar des canards.

A maintes fois, la population de ces coins n'avait cessé d'exprimer les difficultés liées au mauvais état de cette route.

D'aucuns penseraient que le gouvernement était sourd et n'éprouvait pas de la sympathie pour sa population. Hélas, aujourd'hui, les travaux sont déjà entrepris pour réhabiliter cette artère, non moindre pour beaucoup plus les habitants de Makala et Ngaba.

Ayant interviewé quelques habitants de ce coin de la capitale, le sentiment est le même, « satisfaction et joie totale ». Pour les uns, «L'Etat n'a pas de raison d'attendre qu'une route soit totalement délabrée pour la réhabiliter ; il vaut mieux veiller chaque fois qu'un petit tronçon est affecté, pouvoir entretenir immédiatement des démarches pour le réhabiliter », « le mal serait d'attendre que l'artère soit impraticable pour dépenser des millions d'argent en un seul coup. C'est un gaspillage des fonds, une politique qu'il faudra éradiquer dans la gestion. Mais, malheureusement, le gouvernement agit de cette façon-là », ont-ils ajouté.

Pour d'autres, « la ville est comme telle lorsque la population a, à sa portée, une infrastructure routière convenable, de l'eau, du courant, lorsqu'elle jouit des conditions confortables pour ne pas éprouver mille et une difficultés, tant du point de vue socio-économique que du point de vue développement intégral. On a difficile à conclure si Kinshasa est réellement une capitale lorsqu'on lit les réalités de la population en face.

En somme, pour permettre à tout citoyen de se sentir chez soi, les autorités de la ville et celles du pays n'ont pas d'excuses lorsqu'il faut s'impliquer surtout dans les problèmes liés aux intérêts généraux.

Quand les routes sont praticables, le coût de transport est réduit en faveur des plus démunis, la sécurité des citoyens est garantie grâce à la circulation libre des compatriotes, nuit et jour.

Ceci revient à dire que les autorités compétentes, en commençant par les chefs des quartiers, les bourgmestres des communes, les ministres provinciaux et nationaux, sont conviées à être attentives aux besoins qui engagent les intérêts généraux du peuple. Ce, en vue d'offrir à la population les conditions de vie confortables et susceptibles de l'aider à s'épanouir totalement. Le peuple a aussi intérêt de bien user des infrastructures mises à sa disposition. Il n'est pas citoyen de jeter des déchets dans des caniveaux, ni moins encore de parquer des véhicules en panne sur la route. Les infrastructures publiques sont à protéger, et par la population, et par les autorités compétentes.

Congo-Kinshasa

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