12 Septembre 2017

Burkina Faso: Insurrection populaire et putsch manqué de 2015 - Les familles des victimes réclament toujours justice

Photo: fasozine
Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP)

L'Union des familles des martyrs de l'insurrection populaire (UFMIP) qui se compose de l'Association des parents des victimes du coup d'Etat et des familles des victimes de l'insurrection populaire, a invité les autorités, le 11 septembre dernier, à Ouagadougou, à rendre justice aux martyrs. C'était au cours d'une conférence de presse tenue à la Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou.

Une conférence de presse pour informer l'opinion publique de ce qui se passe au sujet des familles des martyrs de l'insurrection. C'est le but du point de presse animé par Patrice Bazié, secrétaire général de l'UFMIP, et ses camarades.

Quand la justice est absente dans un pays, l'ordre fout le camp, selon les conférenciers du jour pour qui, leur cri du cœur pour exiger la justice pour les martyrs de l'insurrection et du putsch manqué de 2015, n'a jusque-là pas été entendu.

« Il est injuste et inacceptable que des gens pris en flagrant délit soient gardés en prison sans jugement depuis au moins 2 ans », a soutenu le secrétaire général de l'UFMIP.

« Que ceux qui sont en liberté provisoire regagnent le cachot », a-t-il réclamé, tout en notant que depuis trois ans, lui et ses camarades de l'UFMIP réclament justice, de façon légitime, pour les victimes de l'insurrection et du coup d'Etat de 2015 mais en vain.

Ne seriez-vous pas en train de faire pression sur l'Etat, à travers votre conférence ? A cette question, les conférenciers ont répondu par la négative, affirmant sans détour qu'ils ont le droit de demander que justice soit rendue aux martyrs. A quelle condition l'Union cessera-t-elle de donner de la voix ?

« Lorsque nos réclamations et doléances seront satisfaites pour que nos martyrs reposent en paix », a répondu le président de l'UFMIP, Victor Pouahoulabou. Et quand est-ce que l'Union estimera-t-elle que les martyrs reposent en paix ?

« Lorsque le peuple sera libéré », a-t-il donné comme réponse. La crainte de l'Union, selon son président Victor Pouahoulabou, c'est que les dossiers des martyrs dorment dans les tiroirs encore longtemps.

La réfection de toutes les tombes des martyrs de l'insurrection et du coup d'Etat manqué demeure une des doléances de l'UFMIP, selon son président.

Promesse a été faite aux familles des martyrs de l'insurrection et du coup d'Etat manqué qu'un Fonds sera mis en place pour aider les orphelins desdits martyrs, selon les conférenciers.

Une promesse dont ils disent attendre toujours la concrétisation. En attendant, sur les banderoles des conférenciers, on pouvait lire ceci : « Haute cour de Justice, les familles endeuillées te regardent », « Les orphelins, les veufs et veuves, dans leur silence rongeur, te regardent ».

Burkina Faso

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