12 Septembre 2017

Afrique: Éliminer les pertes post-récoltes pour mettre un terme à la faim

«Ce que nous perdons chaque année dans le monde lors des récoltes pourrait nourrir 2,5 milliards de personnes », estime Mamadou Biteye, directeur général de la Fondation Rockefeller Afrique.

D'après un communiqué de la Banque africaine de développement, M. Bitèye s'exprimait lors d'une session sur le thème : « Gestion après récoltes et assurance de la quantité et de la qualité et des normes pour le marché ».

Economiste agricole de formation, il considère que les pertes de nourritures et autres gaspillages « sont un problème sérieux, qui affecte la chaîne des valeurs de production ».

« Si les produits arrivent à bon port, souvent ils ne sont pas consommés car pas d'assez bonne qualité (abîmés, mal conservés) », déplore le communiqué. D'après M. Bitèye, « y remédier « implique d'identifier où les problèmes se posent, puis de trouver des financements pour y mettre un terme ». « À l'horizon 2025, nous devrons avoir réussir ce pari », a-t-il ajouté.

Le directeur chargé de l'agriculture et l'agro-industrie à la Banque africaine de développement (BAD), Chiji Chinedum Ojukwu annonce que « la Banque entend accélérer la mise en œuvre des mesures contenues dans la Déclaration de Malabo ratifiée en juin 2014 ».

Pour Lindiwe Majele Sibanda, l'une des vice-présidentes de l'Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), réduire les pertes post-récoltes requiert aussi que les producteurs - même les plus petits paysans - adoptent et appliquent des technologies agricoles qui leur assurent une bonne rentabilité de leurs cultures.

Commissaire à l'économie et l'agriculture rurale à l'Union africaine (UA), Josefa Sako juge elle aussi qu'il faut interpeller les pouvoirs publics. « Nous devons discuter d'avantage du sujet et cela doit continuer au niveau de l'Union africaine. Parce que les gens ne sont pas bien informés sur cette question des pertes post-récoltes », fait-elle valoir.

« Lors du prochain sommet de l'Union, il faudrait que les chefs d'Etats en soient informés et qu'ils prennent conscience [du problème]. Nous pouvons organiser une rencontre avec eux pour que les techniciens viennent leur expliquer la situation. Après, il va falloir trouver un consensus pour mettre fin à la faim d'ici à 2025 ».

Madame Sako a toutefois précisé que des mesures avaient été déjà prises au niveau de l'Union africaine pour répondre au problème, étape par étape. La première est en marche, a-t-elle dit : il s'agit de la mise en place de projets pilote s dans six pays du continent africain, en collaboration avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Fondation Rockefeller pour l'Afrique.

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