12 Septembre 2017

Burkina Faso: Vol d'engins et de bétail - De Bobo à Ouaga et d'Orodara à Banfora

Trois réseaux de délinquants spécialistes du vol d'engins à deux roues et de bétail sont désormais hors d'état de nuire. Appréhendés par le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) des Hauts-Bassins, ces malfrats, une dizaine, ont fait l'objet d'un point de presse animé hier à Bobo-Dioulasso par le chef du SRPJ, le commissaire Sayibou Galbané.

Le vol d'engins est monnaie courante au Burkina, particulièrement dans les centres urbains. Malgré les efforts incessants des services de sécurité pour endiguer ce fléau, les malfrats, jamais à court d'ingéniosité, persistent dans leur basse besogne. B.S. et Z.I. étaient de ceux qui ne cessaient de faire des victimes dans la ville de Sya en dépossédant d'honnêtes citoyens de leurs engins.

Leur mode opératoire, selon le commissaire du SRPJ, consistait à parcourir la ville à la recherche d'engins garés dans des espaces isolés et à l'abri des regards. Ils utilisaient alors une clé de contact contrefaite ou sectionnaient les fils électriques qu'ils reconnectaient pour démarrer l'engin et disparaître dans la nature avec leur monture.

Et c'est là que trois autres personnes (O.A., S.A. et T.J.B.), reconnues comme étant des receleurs, entrent en scène. Leur rôle, selon le commissaire Galbané, consistait à modifier d'abord les numéros de châssis pour ensuite réintroduire l'engin dans le circuit de dédouanement afin de disposer d'une nouvelle carte grise et d'une nouvelle immatriculation.

Ces démarches, obligatoires auprès des services compétents, leur facilitaient en réalité la revente des engins à Ouagadougou parce que munis de documents authentiques. C'est d'ailleurs dans la capitale que les trois receleurs ont été arrêtés par le SRPJ qui s'y était rendu. Les enquêtes menées par la police ont déjà permis de saisir une douzaine d'engins dont certains ont pu être restitués à leurs propriétaires.

« Je pense que dans les jours à venir, nous pourrons encore retrouver des engins volés, car c'est une bande très bien organisée et très expérimentée en matière de vol. Il suffit de voir le procédé par lequel ces gens arrivent à modifier les numéros de châssis pour s'en convaincre.

Par exemple, ils ont des techniques qui leur permettaient de modifier facilement le 3 en 9 et le L en 4, à en croire le commissaire du SRPJ. Le deuxième groupe de malfrats présenté à la presse opérait à Orodara. Lui était spécialiste du vol de gros et petits ruminants. Son mode opératoire consistait à se rendre dans les zones de pâturage.

Et, selon le commissaire Galbané, « une fois arrivés dans les zones de pâturage, ils observaient d'abord les allers et venues des bergers et de leurs animaux. Dès qu'ils constataient l'absence ou l'inattention d'un berger, ils en profitaient et procédaient à la soustraction des animaux les mieux bâtis».

Les bœufs et les moutons ainsi volés étaient acheminés à Banfora pour être vendus les jours de marché. Enfin le troisième groupe est composé de trois malfrats dont deux croupissent déjà en prison.

Et c'est le troisième larron, B.A., qui vient d'être arrêté par le SRPJ. Ayant pris la clé des champs lors de l'interpellation de ses deux complices, il sera arrêté avec en sa possession un vélomoteur volé par le groupe à Hamélé.

Bonne moisson donc du SRPJ des Hauts-Bassins, qui se félicite de la précieuse collaboration dont il a pu bénéficier, notamment celle du commissaire central d'Orodara, Blaise Somé.

Le commissaire Galbané, qui était entouré de ses principaux collaborateurs au cours de ce point de presse, a invité la population à toujours faire preuve de vigilance et à collaborer avec les services de sécurité en appelant le 10 10, le 17 ou le16.

Burkina Faso

Rien n'a filtré de la comparution de l'ex-ministre Bassolé

Au Burkina Faso, le général Djibrill Bassolé a passé plus de sept heures, ce jeudi, au… Plus »

Copyright © 2017 L'Observateur Paalga. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.