12 Septembre 2017

Cameroun: Solutions pour la relance de la filière avicole

La rareté et la cherté des œufs de table qu'on observe depuis un certain temps dans les marchés de la capitale sont en partie la conséquence de l'épizootie de grippe aviaire qui a éclaté courant 2016, notamment dans les régions du Centre et de l'Ouest.

On sait qu'elle avait entraîné une dégradation des exploitations touchées et une chute globale des activités de près de 50%. Sans oublier une perte de compétitivité et d'attractivité de l'origine Cameroun à l'exportation, en particulier les exportations des œufs vers les pays de la CEMAC, le Soudan et la Libye. On peut regretter que la crise de 2016 soit apparue au moment où la filière avicole était presque sortie du marasme dans lequel l'avait plongée l'épizootie des années 2006-2007. Car le plan de redynamisation des investissements avicoles validé par le Premier ministre, chef du gouvernement, et mis en œuvre dès les années 2008-2009, avait permis un redressement significatif de la filière avicole inscrite dans une dynamique de relance des activités.

Celles-ci étant assises sur le développement des chaînes de valeur, avec, à la clé, d'importants investissements dans la création des structures d'abattage, de stockage et de conditionnement des volailles. La filière avicole était ainsi devenue l'un des pôles d'accélération de la croissance, de création d'emplois pour les jeunes et les femmes et de réduction de la pauvreté en milieu rural et périurbain. Pour remettre la filière sur les rails, les concertations menées par le Comité de compétitivité avaient par la suite débouché sur un plan de redressement urgent et de relance durable articulé autour de cinq axes stratégiques. Au-delà des moyens financiers à mobiliser pour donner corps à l'ensemble des mesures recommandées au lendemain de la dernière épizootie, il importe de lever les contraintes structurelles qui empêchent que la filière avicole devienne durablement l'une des locomotives de la croissance au Cameroun.

Parmi les problèmes à résoudre, il y a le coût élevé du maïs et du soja, qui constituent les aliments de base entrant dans la production de la provende. Il faut donc en cultiver en quantité industrielle. Ensuite, il faut procéder, dans une perspective de modernisation, à la valorisation industrielle des produits avicoles dans le segment consacré au développement des chaînes de valeur. En troisième lieu, éduquer et former aux bonnes pratiques les nombreux petits éleveurs et intermédiaires qui envahissent la filière sans véritables connaissances de base, attirés seulement par l'appât du gain. Car si les mesures de biosécurité dans les exploitations ne sont pas respectées, en même temps que sont renforcées la veille sanitaire et l'épidémio-surveillance, il est fort à parier que les foyers de grippe aviaire rejailliront à brève échéance. Enfin, les capacités opérationnelles de l'IPAVIC gagneraient à être renforcées pour que l'interprofession joue à fond son rôle d'encadrement des opérateurs avicoles.

Cameroun

Paul Biya - « La paix est une condition de la survie de l'humanité »

L'intégralité de la déclaration du président de la République à la tribune de… Plus »

Copyright © 2017 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.