12 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: Épidémie de choléra - Des cas suspects détectés à Kinshasa !

C'est désormais vingt provinces sur vingt-six qui sont touchées par l'épidémie dont certaines zones de santé de la capitale. Même si elle n'est pas encore intense, l'épidémie mérite d'être surveillée de très près.

L'épidémie de cholera qui affecte la RDC, depuis quelques mois, est en train de prendre des proportions inquiétantes. À ce jour, il est fait état de la propagation à une grande échelle de la maladie qui a déjà atteint vingt des vingt-six provinces que compte le pays. Au 2 septembre, près de 24.217 cas suspects avec 528 décès avaient été recensés. Ce qui renseigne sur le caractère gravissime de l'épidémie devenue, par la force de choses, un cas de santé publique qui nécessite une implication plus accrue du gouvernement et des différents partenaires de la santé.

La ville-province de Kinshasa qui, jusque-là était épargnée par ce fléau, est en train de faire les frais de la rapide propagation de la maladie du fait des mouvements souvent non contrôlés des populations. Ce qui n'était alors qu'une simple rumeur, à savoir que l'épidémie se trouve déjà aux portes de Kinshasa, est aujourd'hui confirmé par un corps médical attitré en la personne du Dr Ernest Dabiré, coordonnateur des urgences à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)/ Kinshasa. Ce dernier, cité par actualités.cd, a circonscrit la présence de l'épidémie notamment au quartier Pakadjuma, une extension de la commune de Limete.

Ici, toutes les conditions de développement de l'épidémie sont réunies à commencer par l'insalubrité qui y règne. « La population vit dans des habitations précaires. L'approvisionnement en eau potable fait défaut. Cette hygiène contribue à l'émergence du choléra et des autres maladies diarrhéiques. Le problème est qu'actuellement la situation est en train de s'exacerber avec la saison de pluie qui va commencer », explique le Dr Ernest Dabiré. Et pour éviter l'effet contagieux de la maladie sur une échelle plus vaste dans une ville de Kinshasa où les structures sanitaires sont défaillantes, l'OMS mise notamment sur le vaccin oral, composé d'une ampoule buvable à deux prises, à administrer aux enfants et aux adultes.

Pour lui, ce qui reste fondamental à côté de cette recette. « C'est l'approvisionnement en eau potable, l'assainissement », a-t-il dit. Il invite la population à se laver fréquemment les mains. « Ce sont là des éléments simples mais qui ont un grand impact en matière de prévention contre le choléra », a-t-il ajouté. À noter que l'OMS avait déjà lancé précédemment une campagne de vaccination dans cinq zones de santé à Kinshasa pour limiter la propagation de la maladie. Ce qui a fait que l'épidémie ne s'est pas beaucoup étendue dans la capitale. Pour rappel, le choléra se signale par des symptômes tels que la diarrhée profuse, beaucoup de vomissements avec un tableau de déshydratation rapide pouvant entraîner rapidement vers la mort.

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