2 Septembre 2017

Afrique: Investir dans la sécurité sanitaire mondiale

Investir dans la santé est très efficace au regard des coûts, pour renforcer la sécurité et la stabilité, protéger les communautés du monde entier des maladies infectieuses et mettre un coup d'arrêt aux nouvelles menaces sanitaires.

Le Rapport 2017 sur les résultats du Fonds mondial met en évidence les formidables accomplissements du partenariat du Fonds mondial, qui soutient des programmes ayant permis de sauver plus de 22 millions de vies tout en améliorant la santé des communautés et en fortifiant les économies.

Nous avons infléchi les courbes de tendance de la tuberculose et du paludisme - deux vieux ennemis de l'humanité - et limité le potentiel catastrophique du sida.

Ce rapport montre également que beaucoup reste à faire. Il devient flagrant que les niveaux d'exposition au risque des jeunes, en particulier des adolescentes et des jeunes femmes, sont extraordinairement élevés.

Dans certaines régions d'Afrique, le risque de vivre avec le VIH est huit fois plus élevé pour les jeunes femmes de 15 à 24 ans que pour leurs homologues masculins.

Le Fonds mondial soutient des actions qui brisent les inégalités entre les genres propices à la propagation de la maladie, et investit dans des programmes axés spécifiquement sur l'amélioration de la santé des adolescentes et des jeunes femmes.

Le domaine de la santé mondiale évolue sans cesse - le changement est notre seule certitude. Nous identifions et déployons des traitements innovants, nous combattons de nouvelles menaces et nous nous adaptons aux règles et aux politiques d'un monde qui ne connaît pas de frontières.

De nouvelles tendances émergent en permanence. L'augmentation spectaculaire du nombre de jeunes, dont beaucoup n'ont pas accès aux services de santé, est alarmante et requiert une action résolue.

Nous devons affronter ces difficultés avec courage. En accélérant les investissements dans des programmes intégrés de prévention et de traitement du VIH ciblant les adolescentes et les jeunes femmes, nous pourrons stopper l'épidémie mais pas seulement.

Nous pourrons transformer le danger en dividende démographique, dans le contexte de l'explosion démographique que connaît l'Afrique depuis le début de ce siècle, en préparant la jeunesse d'aujourd'hui et les dirigeants de demain à construire des sociétés en meilleure santé et plus prospères.

Telle est la trajectoire que nous envisageons dans le cadre des Objectifs de développement durable : combattre les épidémies et mettre en place de solides systèmes de santé stimule le développement économique, ce qui permet d'investir dans la santé et nous rapproche de la couverture sanitaire universelle.

Et l'échec n'est pas envisageable car, et nous en sommes clairement conscients, les dirigeants de demain seront confrontés à une multitude de menaces touchant à la sécurité sanitaire mondiale.

Les systèmes de santé solides sont les sentinelles qui protègent la population d'épidémies régionales ou mondiales.

Nous avons pu le constater pendant la flambée d'épidémie à virus Ebola de 2014 en Afrique de l'Ouest : les pays dotés de systèmes de santé solides comme le Nigéria, le Sénégal et le Mali, ont pu contenir la maladie rapidement, tandis que les autres, notamment la Sierra Leone, le Libéria et la Guinée, étaient plus vulnérables.

Des systèmes résistants et pérennes pour la santé nous préservent également de la menace croissante que représente la résistance aux antimicrobiens, notamment le paludisme pharmacorésistant et la tuberculose multirésistante.

Il ne s'agit pas là d'une menace future et diffuse. Il est urgent de réagir à l'échelle mondiale, pour ne jamais revivre les situations endurées avant l'apparition des antibiotiques.

Ministres de la santé, militants, universitaires, équipes de recherche et développement du secteur privé, médecins, patients - nous avons tous à un rôle à jouer. Ensemble, nous pourrons préserver les formidables acquis médicaux de l'humanité.

Cet esprit de partenariat, lorsque chaque personne et chaque composante de la société apportent leur contribution à la santé mondiale, fait partie de l'ADN du Fonds mondial.

Nous le constatons partout : dans l'engagement des pays maîtres d'œuvre à augmenter les investissements nationaux en faveur de la santé, dans les démarches innovantes imaginées par les communautés et les partenaires de la société civile pour atteindre les plus vulnérables, dans les nouvelles modalités de financement du secteur privé.

Enfin, chez nos collègues du Fonds mondial qui se remettent constamment en question pour gagner en efficacité et renforcer l'impact de nos investissements.

Je sais que nous pourrons réussir en restant fidèles à nos valeurs et à notre mission. Le partenariat du Fonds mondial s'appuiera sur des éléments concrets et sur son expérience du changement pour innover et évoluer.

Nous ne privilégierons pas les gains rapides au détriment d'un impact durable. Nous soutiendrons les actions visant à lever les obstacles au diagnostic et au traitement.

Pour atteindre les populations laissées pour compte et marginalisées. Pour prévenir de nouvelles infections. Pour optimiser nos investissements. Pour mettre fin aux épidémies.

Afrique

CHAN - La CAF envisage reformer la compétition

Le Championnat d'Afrique des Nations ( CHAN) connaitra une importante réforme dans les jours ou mois à… Plus »

Copyright © 2017 Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.