12 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: A vau-l'eau ?

opinion

Avec la situation socio-économique délétère, la RD. Congo se porte très mal. Les Evêques, agissant derrière la soutane, ne croyaient pas si bien le dire lorsque dernièrement, ils dressaient un bilan, plutôt, sombre de la gestion peu orthodoxe des principaux paramètres macro-économiques du pays.

Il est vrai que leur critique avait été sérieusement fustigée, dans les rangs de la Majorité. Mais, en revanche, avec le recul des temps, les grèves qui sont venues s'ajouter n'ont pas manqué d'assaisonner le climat, en plantant un décor d'un menu au goût saumâtre. A ce stade, le rendez-vous, l'unique qui soit attendu de tous, celui d'amener les congolais aux urnes, ne tient plus. La CENI se dit, curieusement, non prête. Le Parlement traîne le pied avec les lois essentielles. Alors que le gouvernement, quant à lui, reste impavide.

Et, pourtant, chacune des ces trois institutions, a sa part de contrat, pour la réussite de ce rendez-vous citoyen. Que faire ? Agir maintenant ou se laisser le pays marcher à vau-l'eau ? Non. Trop, c'est trop. Nul n'a besoin d'un précipice. L'heure a donc sonné de cliquer sur le clavier de la tempérance, pour donner des vrais signaux en direction de ce peuple qui a tant souffert dans sa chair, du 19 au 21 septembre 2016, pour réclamer des élections libres, transparentes et démocratiques.

Dans deux jours, ce sera la rentrée parlementaire, au Palais du Peuple. Députés et Sénateurs vont, certainement, reprendre le chemin de l'hémicycle. La session, croit-on savoir, sera déterminante. Car, quelles que soient les positions politiques, c'est d'elle que l'on attend des solutions à la problématique de la tenue des élections en RD. Congo, au plus tard, le 31 décembre 2017.

Autrefois, Corneille Nangaa, le plus haut responsable de la CENI, lors de l'auto-évaluation interinstitutionnelle, présidée par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, était revenu sur la rocambolesque affaire liée notamment, aux difficultés rencontrées et qui, à ses yeux, bloquent la machine des élections jusqu'au point de la faire totalement grésiller. Allusion faite essentiellement à l'absence du fichier électoral dont les dernières opérations d'enrôlement, lancées ce mardi 12 septembre 2017 dans l'espace Grand Kasaï et à la Lomami, avant d'aller à l'assaut des congolais de l'étranger. Mais aussi, aux questions de financement et à l'atmosphère polluée par le regain d'insécurité, dans certains coins du pays.

A tout ceci, il avait ajouté le dossier consécutif aux instruments juridiques sans lesquels, la concrétisation de ce difficile et laborieux processus électoral, à terme échu, c'est-à-dire, selon lui, au-delà du 31 décembre 2017, ne saurait être qu'un pur leurre. Dans la litanie de lois qui manquent encore dans son escarcelle, il y a lieu de rappeler, ici, que les Députés et Sénateurs ont l'obligation de réviser la loi électorale dont les dispositifs subordonnant le processus électoral au processus de recensement sont, aujourd'hui, dépassés et, en même temps, d'examiner et voter la loi portant répartition des sièges.

En l'absence de ces deux éléments-là qui, au regard de l'évolution du processus, sont d'autant déterminants, organiser les élections serait la meilleure façon d'aller à l'assaut de l'Everest à pied nu. Comme quoi, l'urgence s'impose. Le temps n'étant l'allié de personne, il va falloir que chacun respecte les délais prescrits dans l'Accord du 31 décembre, pour éviter de prêter le flanc au scepticisme des catéchumènes de l'apocalypse.

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