13 Septembre 2017

Libye: Bruxelles veut améliorer les conditions d'accueil des centres de détention pour migrants

Dans son discours sur l'Etat de l'Union ce mercredi 13 septembre, le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker a demandé à ce que l'Europe agisse pour améliorer les conditions de vie des migrants en Libye.

Des milliers de migrants originaires de l'Afrique subsaharienne pour la plupart sont détenus dans des centres de détention en Libye. Des centres où les viols, tortures et enlèvements sont devenus courants.

Pour tenter d'améliorer la situation, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, dans son discours surl'Etat de l'Union ce mercredi, a affirmé que l'Union européenne doit de toute urgence améliorer les conditions de vie des migrants retenus dans les centres de rétention en Libye. Mais sans remettre en cause la coopération avec ce pays.

L'action européenne a été récemment attaquée dans une lettre ouverte de Médecins Sans Frontières qui accuse les Etats membres et la Commission de se rendre coupables "d'actes criminels". Jean-Claude Juncker a rappelé que l'Europe, qui a accueilli 720.000 réfugiés en 2016, est de loin le continent le plus "généreux" au monde. Mais il a aussi insisté sur le retour des migrants illégaux.

"Avant la fin du mois, la Commission présentera une nouvelle série de propositions centrées sur les retours, la solidarité avec l'Afrique et l'ouverture de voies de migration légales", a-t-il affirmé.

"Concernant plus particulièrement les retours, je voudrais répéter que les personnes qui ne sont pas en droit de séjourner en Europe doivent regagner leur pays d'origine. Alors que seulement 36% des migrants en situation irrégulière sont renvoyés, il est évident que nous devons considérablement intensifier notre action en la matière", a dit Jean-Claude Juncker pour terminer.

Fermeture des centres de détention

Mardi, toujours à Strasbourg, la Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères,Federica Mogherini, a déclaré que les centres de détention doivent être reformés ou fermés car ils ne respectent aucun principe fondamental de droits humains. "Nous en discutons à chaque rencontre avec les autorités libyennes. Tant que ces centres existent, nous travaillerons avec nos partenaires internationaux sur le terrain pour garantir l'accès aux centres de détention", assure Federica Mogherini.

La Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères est determinée, la situation doit changer. "C'est très difficile pour eux compte tenu des conditions de sécurité en Libye, mais nous allons continuer dans le but d'améliorer les conditions de vie des personnes qui se trouvent actuellement dans les centres."

D'après les chiffres de la Commission, le nombre de personnes qui traversent la Méditerranée a reculé de 17% en août par rapport à la même période l'année dernière. Le nombre de ceux qui traversent le désert du Niger à également chuté, passant de 330.000 en 2016 contre 40.000 en 2017.

Bruxelles finance la formation des garde-côtes libyens et a récemment lancé un programme de 46 millions d'euros pour sécuriser la frontière sud de la Libye.

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