13 Septembre 2017
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African Development Bank (Abidjan)

Discours de Monsieur Akinwumi A. Adesina Président du Groupe de la Banque africaine de développement, à l'occasion de l'Assemblée générale d'Africa50, le 12 septembre 2017 à Dakar, Sénégal

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Excellence, Monsieur le Président Macky Sall

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames, Messieurs,

C'est pour moi un très grand plaisir de vous souhaiter la bienvenue à cette Assemblée générale des actionnaires. Je voudrais également vous exprimer toute notre gratitude pour votre soutien à Africa50.

Qu'il me soit permis de remercier, tout particulièrement, Son Excellence le Président Macky Sall, pour avoir bien voulu accueillir l'assemblée de cette année, et pour son soutien indéfectible au fonds Africa50 et au développement des infrastructures en Afrique. Votre leadership, comme président du Comité d'orientation des chefs d'État et de gouvernement du NEPAD, et votre attachement à une vision commune du développement, axé sur les capacités et le génie des populations africaines, sont une source d'inspiration pour plus d'un.

Les perspectives économiques de l'Afrique s'améliorent. Si les résultats ont été irréguliers en 2016, avec un ralentissement de la croissance du PIB à 2,2 %, les perspectives s'annoncent favorables pour 2017 et 2018 : l'Afrique bénéficiera d'une hausse des prix des produits de base - notamment les mines et le pétrole - et d'une forte demande des produits de consommation, qui représente 60 % du taux de croissance du PIB réel.

Monsieur le Président, votre plaidoyer infatigable pour mobiliser des investissements pour les infrastructures, auquel a récemment fait écho le Président de Guinée Alpha Condé au sommet du G20 à Hambourg, a raffermi l'engagement du G20 à financer les infrastructures en Afrique et il continue à motiver de nouveaux partenaires.

Comme le soulignent l'Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable et notre propre Top 5 des priorités de développement, dont la première est "Éclairer l'Afrique et l'alimenter en énergie", le rôle catalyseur des infrastructures, comme moteur de la croissance économique et du développement, n'a jamais été aussi évident qu'aujourd'hui. Cette priorité est également celle des décideurs africains, qui sont conscients que le déficit d'infrastructures est un obstacle à l'intégration régionale et qu'il entrave la capacité de l'Afrique à être compétitive au niveau international.

Malheureusement, dans les faits, seuls 60 pour cent des quelque 130 milliards de dollars nécessaires pour financer les infrastructures en Afrique ont été effectivement financés en 2015. De même, l'élaboration de projets est, elle aussi, sous-financée.

Cependant, les gouvernements africains ne peuvent répondre tout seuls à ces besoins. À l'horizon 2025, sur la base d'un déficit annuel de financements estimé entre 30 et 40 milliards de dollars, il faudra, pour réussir à financer les infrastructures en Afrique, trouver un équilibre entre le financement du développement, qui peut apporter des ressources et minimiser les risques encourus aux premières étapes, et l'investissement institutionnel à long terme, qui peut réduire rapidement le déficit de financements.

Excellence, Monsieur le Président Macky Sall

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames, Messieurs,

C'est pourquoi la BAD a créé Africa50, un fonds d'investissement qui vient compléter nos propres financements des infrastructures et ceux des autres Institutions financières de développement et fonds d'investissements. Cependant, Africa50 a surtout été conçu pour investir dans des projets bien ficelés et accélérer la fourniture d'infrastructures, en appuyant l'élaboration de projets dès les premiers stades, et en créant une réserve de projets bancables pour mobiliser des financements.

Aujourd'hui, je constate avec fierté qu'Africa50 a réussi à s'imposer comme une entité d'investissement crédible dans le secteur des infrastructures. Il a déjà engagé plus de 800 millions de dollars, mis à disposition par 23 pays africains actionnaires, la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), la Banque Al-Maghrib (BAM), et la BAD. Ce jour, nous accueillons deux nouveaux pays actionnaires, la Guinée et la République démocratique du Congo.

Depuis sa nomination au poste de Directeur général, voici un an, Alain Ebobissé a fait montre de son leadership en jetant les bases d'un fonds d'investissement solide. Il a supervisé l'installation des opérations d'Africa50 à Casablanca, avec l'appui du Royaume du Maroc, et a engagé plusieurs experts réputés dans l'équipe de direction, préparant ainsi adroitement le fonds à intensifier ses activités d'investissement.

Excellence, Monsieur le Président Macky Sall

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames, Messieurs,

Pour conclure, j'aimerais une fois de plus remercier chacune et chacun d'entre vous pour votre engagement à contribuer à la croissance et au développement économiques en Afrique. Nous avons en Africa50 un partenaire de choix, animé de tout l'enthousiasme et de la vigueur nécessaires à la transformation économique de l'Afrique. Africa50 mérite de réussir et bénéficie, à cet effet, du soutien de la Banque africaine de développement, de ses pays membres actionnaires et, je l'espère, de tous ceux présents dans cette salle.

Je vous remercie.

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