15 Septembre 2017

Kenya: Il faut calmer le jeu

Photo: Dennis Onsongo/The Nation
Le secrétaire général du Parti du jubilé, Raphael Tuju, avec d'autres dirigeants lors d'une conférence de presse au siège du parti à Nairobi.
analyse

Les préparatifs du nouveau scrutin présidentiel kenyan du 17 octobre prochain ne se déroulent guère dans la sérénité requise pour une échéance aussi capitale.

S'il est clair que les finalistes de la présidentielle, le président sortant Uhuru Kenyatta et son rival Raila Odinga, respectent l'annulation du scrutin du 8 août dernier par la Cour suprême à la suite des irrégularités constatées dans le processus des transmissions des résultats, il n'est guère évident que ceux-ci évoluent sur la même longueur d'onde que la Commission nationale électorale indépendante.

Raila Odinga avait menacé de boycotter le prochain scrutin présidentiel si le fichier électoral n'était pas révisé, l'audit complet du système électoral effectué et si certains membres de la Commission électorale n'étaient pas remplacés. Le président de la Commission électorale, Wafula Chebukati, a donné une suite favorable à certaines revendications du candidat de l'opposition en destituant notamment le directeur général de la Commission, Ezra Chiloba, et le directeur du pôle technologique, James Muhati, vivement critiqués par les partisans de Raila Odinga. Wafula Chebukati a également donné des garanties par rapport aux kits électroniques et a promis l'audit complet du système informatique de la Commission.

Lequel avait dévoilé des défaillances ayant justifié l'annulation du scrutin. Le président de la Commission électorale a cependant fait part de la difficulté de modifier le fichier électoral. Le parti du président sortant, Uhuru Kenyatta, estime, pour sa part, que la nouvelle équipe de la Commission électorale est biaisée, bien qu'elle ait été profondément remaniée, tout en intégrant l'essentiel des critiques.

Il faut, toutefois, éviter que l'enjeu de la présidentielle tue le jeu démocratique. La démocratie kenyane a conquis ses lettres de noblesse depuis belle lurette. Il revient aux acteurs politiques de préserver les acquis en veillant au bon déroulement du prochain scrutin, pour éviter les dérapages des crises postélectorales.

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