15 Septembre 2017

Madagascar: Lutte contre la corruption - Les bailleurs posent des conditions

Parmi les indicateurs de la bonne gouvernance figure la lutte contre la corruption. Cette conditionnalité est exigée par les bailleurs de fonds.

Engagements à respecter. La lutte contre la corruption est une des conditionnalités des bailleurs de fonds. Lors de la négociation de la facilité élargie de crédit (FEC), le Fonds monétaire international (FMI) recommande l'intensification de l'exécution de la stratégie anti-

corruption. Ainsi, un renforcement de l'indépendance et des ressources de l'agence publique de lutte anti-corruption est stipulé dans le cadre des accords du programme.

« Dans la matrice des conditionnalités, les bailleurs de fonds émettent une indication au gouvernement malgache d'augmenter le crédit du Bianco de 60% par rapport à 2017, au titre de l'exercice budgétaire de 2018. Il s'agit d'une indication, mais il appartient à l'État malgache d'honorer ses engagements », explique Jean Louis Andriamifidy, directeur général du Bianco. Pour l'année 2016, une enveloppe de quatre cent millions d'ariary, équivalent à 40% du budget en 2015 a été alloué au Bianco.

Dans le mémorandum de politique économique et financière, l'État malgache s'est engagé à « la restructuration du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), dans le but d'accroître son indépendance et ses ressources ». En raison du contexte socio-économique, les moyens mis à disposition pour cette entité de lutte contre la corruption sont limités.

Aller de l'avant

Bien que le budget ait connu une hausse, « nous ne pouvons pas exécuter convenablement notre plan de travail annuel. Un gap de trois milliards d'ariary, en sus du crédit accordé par l'État est constaté. Ainsi, certaines activités ont été annulées », se plaint Jean Louis Andriamifidy.

Au-delà des engagements financiers, les bailleurs de fonds exigent également le renforcement des cadres juridiques de la lutte contre la corruption. En 2016, l'adoption de la loi anti-corruption conforte cette volonté d'aller de l'avant. Toutefois, l'application de cette loi est insuffisante en l'absence de l'opérationnalité du Pole anti-corruption (PAC), ainsi que le la loi sur le recouvrement des avoirs. En plus des sanctions judiciaires, le recouvrement des avoirs permet un « retour sur investissement », étant donné les sommes faramineuses en jeu.

Les budgets des entités de lutte contre la corruption comme le Conseil supérieur de l'intégrité (CSI), le service des renseignements financiers (SAMIFIN) et le Bianco sont rattachés à celui de la Présidence. Bien que planifié par chaque entité, l'arbitrage des crédits alloués revient à la Présidence. Il est attendu dans la prochaine Loi des finances, à soumettre à la prochaine session parlementaire, pour respecter les conditionnalités exigées par les bailleurs de fonds.

Madagascar

Iavoloha - Un dîner d'Etat pour la princesse Anne

Son Altesse Royale Anne d'Angleterre, est arrivée à Antananarivo, hier, pour une visite officielle, dans… Plus »

Copyright © 2017 L'Express de Madagascar. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.