18 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: Passeports semi-biométriques - La nouvelle bombe sociale !

Un communiqué laconique daté du 15 septembre 2017 et vice-ministre des Affaires Etrangères, lequel décrète l'invalidité passeports semi-biométriques à compter du 16 octobre 2017, soulève vagues de protestation chez des millions de compatriotes vivant pays comme ceux résidant à l'étranger. En d'un appel à l'apaisement gouvernement, par la voix de son porte-parole et ministre de Communication et Médias, l'indignation monte dans tous les milieux.

Même des acteurs de la famille politique du Chef de l'Etat, Patrick Kakwata, Yves Kisombe et Alain Lubamba, pour ne citer qu'eux, sont mécontents de l'initiative du ministère des Affaires et invitent son titulaire à revoir la copie de son collaborateur.

Les observateurs, pour leur part, s'interrogent sur l' d'une mesure aux conséquences sociales, financières, économiques diplomatiques désastreuses. Le sentiment que partagent d'aucuns que les autorités congolaises, en cherchant à restreindre mouvements d'une catégorie de ses citoyens, notamment les politiques particulièrement actifs dans des actions de lobbying l'étranger ces temps derniers, sanctionne des millions d'innocents.

Au plan diplomatique, la RDC vient de compliquer davantage situation de ses citoyens, qui sont soumis, en temps normal, à véritable parcours de combattant dans les chancelleries étrangères matière d'obtention des visas. Alors que, jusque-là, aucune n'a rejeté le passeport semi-biométrique congolais, l'Etat vient de fermer lui-même la porte de sortie à ses citoyens porteurs ce type de document.

Au plan social et financier, des millions de Congolaises Congolais, qui venaient de faire des sacrifices financiers en pour l'acquisition des passeports semi-biométriques à hauteur de dollars américains au taux officiel mais en réalité à 250 dollars ou plus au marché noir, pour une validité de 5 ans, vont remettre la main à la poche trois ans après. L'espace d'un accordé aux malheureux détenteurs de cette pièce d'identité contraindre nombre d'entre eux à ne pas sortir du pays ou de patrie d'accueil pendant un temps plus ou moins long.

C'est là une situation dramatique pour des personnes en de santé et désireuses d'aller se faire soigner en urgence l'extérieur, des élèves et étudiants présentement en séjour au pays, des opérateurs économiques et même des débrouillards qui vivent navettes entre Kinshasa et certains pays d'Afrique, d'Europe, d' et d'Amérique.

Certes, le gouvernement prétend avoir pris les dispositions pour l'impression des passeports biométriques, avec une capacité production qui pourrait tourner autour 24.000 voire 48.000 pièces mois. Mais chacun connaît les mœurs congolaises, avec la et la lenteur administrative qui vont entourer les formalités de délivrance. Il est sûr et certain que la bousculade sera rendez-vous au ministère des Affaires Etrangères, sans compter veillées nocturnes pour occuper les premières lignes sur les d'attente.

Bref, une bombe sociale à retardement est en préparation à Kinshasa, en provinces comme dans les chancelleries congolaises à l'étranger. compter de ce jour, la vie des millions de compatriotes est gâchée leurs passeports semi-biométriques sont désormais bons pour poubelle. D'ici un mois, toute perspective de voyage à l'étranger, urgence, est exclue. Triste !

Congo-Kinshasa

La RDC élue au Conseil des droits de l'homme de l'ONU

L'Assemblée générale des Nations unies vient de lui donner son feu vert : la République… Plus »

Copyright © 2017 Le Phare. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.