18 Septembre 2017

Cameroun: Boko Haram - Huit morts à Kossa et Wulba

Parmi les victimes hier et vendredi dernier, un militaire et deux vigiles pris dans un piège lors d'une opération de ratissage.

Dimanche 17 septembre vers 4h45 à Kossa dans la région de l'Extrême Nord. Deux silhouettes féminines se sont faufilées à la faveur de la pénombre et de la fraîcheur matinale de cette saison pluvieuse, à travers le dispositif de militaires et des membres du comité de vigilance. Le temps que l'on comprenne leurs intentions hostiles, elles étaient déjà à proximité de la maison de Bintou une femme d'âge mûr.

L'une des intruses sans doute apeurée a actionné le dispositif de la bombe qu'elle portait sur elle. La forte explosion et la panique qui en a résulté ont permis à la deuxième femme de rentrer dans la concession. Une fois à l'intérieur elle a à son tour déclenché sa bombe.

Cette dernière déflagration a tué quatre personnes. Deux femmes, habitantes de la maison, un enfant et la kamikaze sont morts sur le champ. Cinq autres personnes ont été blessées dont une touchée au thorax a été évacuée à Maroua pour des soins appropriés.

Vendredi dernier déjà, le caporal-chef Abakar Mahamat du secteur n°1 de la Force multinationale mixte et deux membres de comité de vigilance sont morts. Ils participaient à une opération de ratissage après une campagne de tirs de l'artillerie camerounaise sur deux bases de Boko haram à Zumbula et Wulba.

Ladite campagne de tir des éléments du Régiment d'artillerie sol-sol a commencé à 5h30. Des renseignements crédibles faisaient état d'un rassemblement des combattants de Boko haram dans ces lieux.

De Bonderi au Cameroun, ils ont pilonné ces fiefs de la secte au Nigeria avec des obus de 120mm. Quelques minutes après les tirs, une mission d'une soixantaine de militaires et d'une dizaine de vigiles a fait route de Bonderi vers le Nigeria.

Seulement, il pleuvait en ce moment et le sol sabloargileux s'était transformé en un bourbier. L'équipe est quand même parvenue à Wulba. Le chef du détachement a pris avec lui huit vigiles et des soldats pour une approche.

C'est lors de celleci que le septième vigile de la file indienne qu'ils avaient faite a marché sur un engin explosif improvisé.

Il a immédiatement sauté et le souffle puissant de la bombe a happé le vigile qui le précédait et le caporal-chef Abakar Mahamat qui le suivait. Tous trois sont morts sur le champ.

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