18 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: La sécurité des exilés burundais en question

Photo: Le Pays
Photo d'archives

La question de la protection des milliers de Burundais en exil et que le pouvoir burundais souhaite voir revenir est relancée par les événements de Kamanyola en RDC. 36 réfugiés y ont été tués lors d'une protestation.

L'émotion reste grande après la mort d'au moins 36 réfugiés burundais, tués par les forces de sécurité en République Démocratique du Congo.

Une manifestation pour protester contre le rapatriement de quatre réfugiés burundais avait alors dégénéré en affrontements meurtriers.

Cette situation relance la question de la protection des milliers de Burundais en exil qui ont fui la crise dans leur pays et que le pouvoir burundais souhaite voir revenir.

Certains de ces réfugiés sont déjà rentrés de Tanzanie mais les défenseurs des droits de l'homme se montrent inquiets sur leur sort. Selon Joseph Bikanda, président du réseau panafricain des défenseurs des droits de l'homme basé en Ouganda, la sécurité des réfugiés n'est garantie ni à l'intérieur du Burundi, ni à l'extérieur. Pour lui, "tout le monde souhaite que les citoyens burundais rentrent mais les conditions sécuritaires ne sont pas réunies".

La peur du retour

La crise au Burundi a poussé environ 500.000 personnes hors du pays. La plupart sont réfugiées en Tanzanie, en Ouganda, au Rwanda et en RDC.Les autorités congolaises déplorent elles aussi la mort d'un lieutenant de l'armée et considèrent le groupe de réfugiés comme étant des membres d'un groupe armé. Les autorités burundaises tout comme le HCR ont demandé une enquête.

Lundi, le chef adjoint de la MONUSCO, David Gressly, a visité Kamanyola où le drame est survenu vendredi 15 septembre. Il est allé s'enquérir de la situation et exprimer sa compassion aux demandeurs d'asile burundais dont le HCR envisage la relocalisation.

Réagissant aux événements de Kamanyola, la plateforme de l'opposition burundaise en exil a adressé une lettre ouverte au Secrétaire Général de l'ONU. Le CNARED y dénonce le harcèlement dont certains réfugiés seraient victimes de la part d'agents de renseignement burundais et du groupe« Imbonerakure », la ligue des jeunes du parti présidentiel au Burundi et appelée "milice" par l'ONU, qui infiltreraient les camps, intimidant les réfugiés et incendiant des maisons pour les obliger à rentrer de force.

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