18 Septembre 2017

Afrique de l'Ouest: Bande sahélo-saharienne - Des prêcheuses recherchent les terroristes

Le Réseau ouest-africain pour l'édification de la paix (WANEP) a organisé, un symposium international, les 14 et 15 septembre 2017, à Ouagadougou, sur l'implication des prêcheuses et coutumières dans la lutte contre l'extrémisme violent et le radicalisme. A l'issue de cette rencontre qui a regroupé les participantes venues du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ces dernières devront faire des propositions d'actions concrètes pour mieux contrer ces phénomènes.

Les femmes sont victimes, actrices ou complices de l'extrémisme violent et du radicalisme, en témoignent les différents kamikazes utilisées par la secte Boko Haram au Nigéria et au Cameroun.

Sur la base de ce constat, le Réseau ouest-africain pour l'édification de la paix (WANEP) veut impliquer davantage les femmes dans la lutte contre ces phénomènes.

En effet, il a organisé les 14 et 15 septembre 2017 à Ouagadougou, un symposium des prêcheuses et coutumières du Burkina Faso, du Niger et du Mali dans l'optique de prévenir l'extrémisme violent et la radicalisation religieuse des femmes dans le Sahel.

L'activité a été placée sous le parrainage de l'ambassadeur des Etats-Unis, Andrew Young et le patronage du secrétaire général de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME), Dr Etienne Zongo.

Durant deux jours, les participants ont échangé sur les enjeux de ces phénomènes et leur perception des menaces sécuritaires, les dispositifs actuels de prévention tout en identifiant le rôle des femmes et celui des prêcheuses et coutumières en particulier.

« Les femmes sont les gardiennes des valeurs du passé et ont du poids dans la société. Elles savent construire le futur, incarner la solidarité. De nombreuses initiatives ont échoué parce que le rôle que devait jouer la femme n'a pas été intégré.

C'est pourquoi, il est important de renforcer leurs capacités comme jouant un rôle capital dans la sécurité », a soutenu le Président du conseil d'administration (PCA) de WANEP-Burkina, Harouna Sawadogo.

Pour lui, il faut une génération de femmes qui ont confiance en elles-mêmes et capables d'ouvrir un dialogue et faire face aux idées extrémistes dans leurs familles et communautés.

Selon la représentante de l'ambassadeur des Etats-Unis, Victoria Cedano, l'extrémisme violent représente l'une des plus grandes menaces de l'autonomisation des femmes, notamment à travers les crimes commis.

« Les femmes épanouies sont en mesure de s'opposer facilement à l'extrémisme violent. Elles ont des contributions à faire au niveau de la lutte, la détection dans la cellule familiale.

Il faut également des femmes en uniforme pour amener plus de confiance au sein des forces de défense et de sécurité », a laissé entendre Victoria Cedano.

Le chargé du programme des femmes pour l'édification de la paix à WANEP-Burkina, Alice Combary a dit attendre des participants des propositions d'actions concrètes et leur suivi.

« Notre souhait est que ces propositions soient mises en œuvre pour prévenir et bannir l'extrémisme violent et le radicalisme », a-t-elle souligné.

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