19 Septembre 2017

Sénégal: 8e session de formation en droit international des droits de l'homme - Haro sur les violations des droits inaliénables des migrants

La 8e session de formation en droit international des droits de l'homme s'est ouverte hier, lundi 18 septembre 2017, à Dakar, sous la présidence du nouveau ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique Aly Nguouille Ndiaye. Cette rencontre prévu du 18 au 29 septembre a pour thème: «Migrations internationales et droits de l'homme».

«Migrations internationales et droits de l'homme», c'est le thème retenu pour la 8e session de formation en droit international des droits de l'homme, ouverte hier, lundi 18 septembre 2017 à Dakar. Elle se tiendra du 18 au 29 septembre 2017 soit une durée de formation de 12 jours, avec «un thème très complexe». Selon la directrice régionale Afrique de l'Oust de la fondation Friedrick Nauman, Mme Inge Herbert, c'est grâce à des partenaires ici à Dakar qu'un programme très riche de deux semaines a pu être offert.

Pour le Président du Comité sénégalais des droits de l'homme (Csdh), Me Pape Sène «les migrants, ce sont des êtres humains qui sont titulaire des droits humains inaliénables que tous les Etats se doivent de respecter et protéger». Car, selon les estimations, relève-t-il «le monde compte actuellement près de 244 millions de migrants». Et, selon une étude réalisée dans ce sens en 2015, «les Etats membre de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, ndlr) sont aussi bien des pays de migration et l'Afrique l'Ouest accueille, à elle seule, 7,5 millions de migrants originaires d'autres pays Ouest africains. L'Afrique reste donc la 1ère destination des migrants africains avant l'Europe».

Par conséquent, «l'empileur du phénomène migratoire est normale dans le monde, en Afrique et au Sénégal, avec certes des conséquences économiques mais aussi des implications sociales et culturelles tant dans le pays d'accueil que de transit et de départ», a rappelé le Président du comité sénégalais des droits de l'homme. Il n'a pas manqué d'exprimer, au nom de son institution, ses remerciements et sa gratitude à tous les partenaires pour la confiance renouvelée au Comité sénégalais des droits de l'homme, à travers l'organisation de cette 8e session annuelle de formation, après celle de l'année dernière. «A tous les partenaires techniques et financiers, la présence du Comité sénégalais des droits de l'homme à vos côtés est le témoignage de votre engagement à renforcer d'avantage le partenariat entre nos institutions dans le domaine des droits l'humains», a-t-il lancé.

Initiées depuis 2003, les sessions d'enseignement en droit international et droits de l'homme sont organisées depuis cette date conjointement à Dakar, par la fondation René Cassin et la fondation Friedrick Nauman, avec 337 professionnels formés entre 2011 et 2016 et 902 dossiers de candidatures reçus en 2017. Elles sont, depuis lors, devenues un rendez-vous annuel incontournable permettant de réunir les acteurs et défenseurs des droits de l'homme d'Afrique de l'Ouest et du Centre.

En effet les objectifs de cette session de formation reposent sur la volonté de renforcer la compréhension des différents défis soulevés par les systèmes de protection des droits de l'homme. Il s'agit aussi de développer un réseau solide entre les autorités étatiques et les défenseurs des droits de l'homme permettant une application effective de ces droits. Elle vise également la promotion des droits de l'homme dans le cadre des institutions judiciaires et administratives nationales.

Sénégal

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