19 Septembre 2017

Afrique de l'Ouest: Révolution internationale anti-CFA/Hervé Ouattara - « Nous allons combattre tous les présidents qui voudraient casser notre lutte »

Plusieurs rassemblements ont encore eu lieu, le 16 septembre dernier, dans des villes africaines et dans le monde pour dire non au F CFA. A Ouagadougou, le mouvement a aussi été suivi, à la Place de la Nation, face à la BECEAO.

La pluie torrentielle qui s'est abattue sur la ville de Ouagadougou, le 16 septembre dernier, n'a ébranlé en rien la détermination des partisans de l'ONG Urgences panafricanistes, à Ouagadougou, pour donner de la voix.

En effet, répondant à l'appel de « la révolution internationale anti-CFA », ils ont, comme dans plusieurs villes d'Afrique francophone et du monde, tenu un meeting à la Place de la Nation. Un rassemblement, ont-ils dit, qui vise à répondre aux présidents et aux responsables qui, jusqu'aujourd'hui, continuent de soutenir le F CFA.

« Il y a des gens qui continuent de faire des efforts pour défendre cette monnaie. Mais les peuples africains ne sont plus dupes.

Nous avons pris conscience de notre responsabilité et nous savons également qu'un pays qui n'a pas sa propre monnaie n'est pas indépendant », a déclaré Hervé Ouattara, président du Citoyen africain pour la renaissance (CAR) et par ailleurs, représentant de l'ONG Urgences panafricanistes au Burkina.

Il en veut pour preuve « la déportation » du précurseur du mouvement Kemi Seba en France, suite à son démêlé avec la Justice sénégalaise. « Chose, pour nous, qui est une insulte à la lutte des africains.

Donc c'est quelqu'un (Ndlr : Macky Sall que nous devons combattre. Nous allons combattre également tous les présidents qui voudraient casser notre lutte », a-t-il dit.

Et ce, toujours selon le président du CAR, en restant mobilisés pour faire barrière à toute tentative d'oppression et d'exploitation des populations africaines.

En outre, cette sortie de l'ONG Urgences panafricanistes, selon ses responsables, n'est pas à dissocier de la commémoration de l'an II du putsch manqué au Burkina.

« Nous pensons que tant que la France jouera son rôle de père nous ne serons jamais débarrassés des dictateurs, des milices et des terroristes.

Les présidents qui tuent leurs populations ce n'est rien d'autres que des manigances françaises pour venir à bout de nos ressources », s'est justifié Harvé Ouattara. Mais quid du retour de Kemi Seba sur le sol africain ?

A ce propos, le président du CAR dira que Kemi Seba sera toujours la bienvenue en Afrique, car c'est chez lui. En tant que tel, a conclu Hervé Ouattara, lui et ses camarades sont prêts à l'accueillir.

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