20 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: Kinshasa - Les Kulunas font la loi dans bon nombre des communes!

Photo: HRW
Des membres présumés de kuluna ou de gangs, qui ont été arrêtés et emmenés dans un camp de la police pendant l'opération Likofi, Kinshasa, le 2 décembre 2013.

La Ville-province de Kinshasa est sous l'emprise de la délinquance juvénile, appelée communément, "phénomène Kuluna". En effet, les jeunes de Selembao et quartier Mabaya, dénommé "quartier 1", situé à la lisière de camp-Luka dans la commune de Kintambo, sèment la terreur. Il ne se passe pas une semaine sans affrontements dit "Rando", entre les jeunes de ces coins périphériques de la Capitale.

La population est la première victime de ces affres. Beaucoup de jeunes inciviques s'organisent avec des armes blanches pour commettre des délits et extorqués des paisibles citoyens.

Actuellement, rien de bon ne peut sortir de ces jeunes délinquants qui sèment souvent la pagaille dans leur trajectoire. Les antivaleurs sont à leurs yeux, des valeurs. Tout est sombre chez eux. Ils sont impitoyables et n'hésitent pas de faire du mal à quiconque tombe dans leur maille.

La population, à son corps défendant, ne sait pas quoi faire car, lorsqu'un Kuluna est attrapé, c'est dans les 24 heures ou 48 heures qu'il sera relaxé. Depuis lors, cette même population a le dégout de transférer un Kuluna dans un poste de police.

A la place, elle s'est résolue plutôt de se faire justice en usant du supplice de collier. C'est-à-dire, brûler carrément l'infortuné pour couper court à un simulacre de justice.

Vols, viols, assassinats, dépravations, coups et blessures, consommation abusive de l'alcool, prise de la drogue... , sont autant des balivernes que commettent ces bandits.

L'Etat congolais semble être essoufflé ou dépassé par les événements. Il ne sait pas contenir ces hors-la-loi qui, par ailleurs, le défient, malgré la répression policière et arrestations en cascades. Il existe même des espaces conquis d'avance par les Kuluna et où la police n'y accède pas.

L'autre volet du problème est que la corruption a laminé les consciences de toute la société congolaise. Policiers et magistrats, tous ne résistent pas devant des "billets verts".

Ils sont vite pris dans l'hameçon avec comme conséquences néfastes, le récidivisme des criminels. Une fois sortie de la nasse de la police ou du parquet, ces inciviques reprennent tout bonnement leurs sales besognes.

A tout prendre, l'explosion de la délinquance juvénile vécue aujourd'hui à Kinshasa est due aussi à la crise politique qui tenaille le pays depuis des années.

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