21 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: Transition sans Kabila - HRW pousse l'ONU à l'action

L'hypothèse d'une transition sans le président Kabila gagne de plus en plus du terrain. Elle a fini par séduire quelques Ongs internationales, dont le célèbre Human Rights Watch (HRW). Au moment où les Etats membres des Nations unies tiennent leur Assemblée nationale à New-York (Etats-Unis), Human Rights Watch a lancé un appel en vue de pousser la communauté internationale à s'inscrire dans la vision d'une transition sans Kabila en République démocratique du Congo.

« Les partenaires internationaux et régionaux de la RD Congo devraient soutenir cette +transition citoyenne+. Pour augmenter la pression sur Kabila pour qu'il démissionne, les États-Unis et l'Union européenne devraient imposer de nouvelles sanctions ciblées à l'encontre des membres de la famille de Kabila et de ses proches collaborateurs qui ont détourné des fonds ou abusé de leur pouvoir pour miner le processus démocratique.

La mission de maintien de la paix des Nations Unies en RD Congo devrait aussi avoir pour mandat la protection de la population congolaise durant la période de transition », rappelle HRW.

Saisissant l'occasion de la tenue à New-York de l'Assemblée générale des Nations unies où se retrouvent les grands décideurs du monde, HRW invite « les dirigeants du monde entier réunis à New York cette semaine devraient exprimer leur soutien à un Congo démocratique et appeler Kabila à se retirer ».

Et de conclure par un cri de cœur : « Garder le silence alors que les élections sont sans cesse retardées ne fera que l'encourager dans sa stratégie de répression, de violence et de vol ».

L'appel de Human Rights Watch arrive au moment où vient de se tenir à New-York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, une réunion spéciale consacrée à la RDC.

Dans ses recommandations, l'ONU a exprimé la nécessité d'organiser les élections, essentiellement la présidentielle, dans les délais prescrits dans l'accord politique du 31 décembre 2016, autrement dit en décembre 2017.

Si HRW adhère à ce nouvel engagement de l'ONU, il pense néanmoins que la communauté internationale doit intensifier la pression sur Kinshasa pour faire sauter le verrou qui bloque le processus électoral. Défendre les droits humains dans le monde

L'appel de Human Rights Watch arrive donc à point nommé. Il enfonce une porte entr'ouverte qui cadre avec les multiples appels lancés par le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, incarné par le tandem Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi.

Toujours en marge de la 72ème Assemblée générale de l'Onu, un communiqué signé entre autres par Moïse Katumbi Chapwe, Félix Tshisekedi et Paul Nsapu, a également appelé à une transition sans Joseph Kabila.

Les signataires ce qui suit : « Pour prévenir le vide juridique et le chaos qui se profilent à l'horizon devant la perspective de la non tenue d'élections le 31 décembre 2017 au plus tard, exigeons une transition sans Mr Kabila, devenu illégal e illégitime, conduite par des personnalités éminentes consensuelles chargées de préparer les élections démocratiques, libres, transparentes et paisibles qui ne sont pas possibles ni avec Mr Kabila ni avec la Céni dans sa configuration actuelle ».

Bref, une transition sans Kabila reste possible. Tout dépend, soutient HRW, de l'engagement ferme de la communauté internationale à contraindre la majorité au pouvoir à Kinshasa à s'aligner enfin dans la logique de l'élection.

Selon HRW, le fait pour Kinshasa de repousser davantage les élections complique davantage la donne et plonge le pays dans une spirale de violence dont les déflagrations auront de répercussions sur toute la région de l'Afrique centrale.

Congo-Kinshasa

L'UE remet le couteau sous la gorge du pays

Le Conseil de l'Union Européenne a rendu publiques, hier lundi 11 décembre 2017, ses conclusions en… Plus »

Copyright © 2017 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.