21 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: Laissés pour compte

La République démocratique du Congo traverse l'une des crises la plus dangereuse de son histoire. Tous les domaines de la vie nationale ou presque sont affectés. Du coup, tout devient intenable. Et s'y l'on n'y prend garde, la postérité risque d'hériter d'une République caractérisée par une médiocrité imprescriptible.

Ce qui paraît de plus en plus incompréhensible, c'est l'insensibilité des gouvernants, face aux revendications des enseignants du secteur public. Comme qui dirait : « Le chien aboie, la caravane passe ». Un comportement qui frise l'irresponsabilité. Et pour endormir ces enseignants « clochardisés », l'Etat promet d'ajouter 30 000 francs congolais à chaque enseignant du secteur public, qu'il œuvre au niveau primaire ou secondaire. Insignifiant. Surtout lorsqu'il faut le comparer au niveau des prix sur le marché des biens et services.

Ne pas prendre en compte les revendications des enseignants équivaut à hypothéquer non seulement l'avenir de la jeunesse congolaise, celle-là même qui est appelée à prendre la relève, mais aussi et surtout le système éducatif de la République démocratique du Congo.

Or, nul n'ignore que le manque de considération dont est l'objet l'enseignant congolais impacte négativement sur la qualité de l'enseignement national. Une situation qui peut faire très mal à toute la nation, car elle a des effets plus dévastateurs que la bombe atomique.

La nation congolaise est ainsi en train d'être consumée à petit feu.

A quoi sert toute la fortune que l'on amasse ici et là si la relève n'est pas préparée? Le pouvoir que l'on exercice a-t-il de la valeur lorsque l'enseignant est chosifié et ses droits bafoués ? Toutes ces questions ne peuvent trouver des réponses satisfaisantes que si les décideurs ont le souci du bien-être de ceux qui les ont formés, éduqués. Sinon, l'on peut crier pendant des années sans envisager une solution idoine.

La rationalité voudrait que chaque fois que les enseignants du secteur public comme les autres agents de l'Etat réclament leurs droits, les décideurs leur prêtent une oreille attentive. Ce qui serait mieux pour tout le monde, surtout dans un contexte où la tension monte d'une cran chaque jour sur le terrain politique.

Congo-Kinshasa

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