20 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: Assommoir !

S'y rendra, s'y rendra pas ? En tout état de cause, le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, est attendu à New-York le samedi, 23 septembre prochain, pour son intervention le dimanche, du haut de la tribune de la 72ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Son discours, qui doit répondre forcément à certaines préoccupations quant notamment, à la situation désastreuse survenue dans l'espace Grand Kasaï, avec de nouvelles révélations troublantes, surtout la suite à donner au processus électoral, dont le dénouement tarde, est aussi vivement attendu.

Pendant que lui s'est occupé, le mercredi, 19 septembre 2017, à lancer le début du forum sur la paix, la réconciliation et le développement dans l'espace Grand Kasaï, avec en toile de fond, son engagement à ne point laisser errer les auteurs de ces affres, parce que la justice devant s'en occuper, au pays de l'Oncle Sam, des échanges sérieux sur la République Démocratique du Congo ont eu lieu.

Sous la bannière de Jean De la Croix, les émissaires des grandes puissances, notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, auxquels se sont joints les délégués de l'Union européenne, de l'Onu et de l'Union africaine, ont diligemment réclamé la tenue des élections au Congo, au plus tard le 31 décembre 2017. S'il faut entrer dans leur logique, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) se doit de publier incessamment le calendrier électoral.

Ont-ils réuni tous les éléments pouvant leur permettre de tabler sur une telle éventualité ? Comment l'ont-ils fait ? Est-ce avec la Centrale électorale, lors des évaluations avec l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ? Est-ce avec les autres parties prenantes au processus électoral au pays notamment, les plateformes de l'opposition, la société civile et les Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ?

Ce sont là donc des questions assommoirs, parce que l'on ne sait jamais entrer dans les secrets des grandes puissances. Quelle a été la réplique de Kinshasa, par ses émissaires interposés ? En effet, She Okitundu, Vice-premier ministre, ministre des Affaires Etrangères, est resté camper dans le discours développé par le président de l'Assemblée nationale. A l'ouverture de la session ordinaire de septembre au parlement, Aubin Minaku, président de la chambre basse, a soutenu : « qu'il y aura bel et bien élection incessamment. Mais que la CENI ne puisse pécher par une lenteur excessive ni un empressement excessif ».

Or, c'est son institution qui doit mettre à la disposition de la centrale électorale des lois essentielles devant permettre à cette dernière de se pencher sur le calendrier électoral. Si ce paramètre n'est pas encore réalisé, un autre tarde à venir. C'est la tripartie, Gouvernement-CENI et CNSA, pour une évaluation du processus électoral. C'est de cette évaluation que tout se dessinera. Un troisième, non de moindre pour la CENI, c'est la clôture des opérations d'enrôlement dans l'espace Kasaï qui, s'il faut s'en tenir à la date de démarrage, il faut attendre trois mois pour la clôture. L'on serait alors en décembre 2017.

Quels sont les moyens financiers que dispose la CENI ou que le Gouvernement met à la disposition de cette institution habilitée à organiser les élections en RDC ? Comment alors organiser les élections à cette échéance ? Là aussi, c'est une question assommoir. Il reste seulement de savoir ce qui va advenir entre les deux visions, qui sont loin de converger.

Au regard des rapports de force en présence, peut-on croire un seul instant que les Nations Unies soient amenées à s'imposer au Congo ? Quelle sera la réaction de Kinshasa, qui s'accroche à sa souveraineté ? Assommoirs sont aussi ces questions.

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