21 Septembre 2017

Cameroun: 72e Assemblée générale des Nations unies - La voix du pays attendue

Le président de la République intervient demain dans le cadre du débat général qui s'est ouvert mardi dernier.

Si le timing est respecté à la lettre, il sera 9h 15 mn demain à New York, 14 h 15 mn à Yaoundé, lorsque la voix du Cameroun portée par le président Paul Biya, résonnera à la tribune de la 72e Assemblée générale des Nations unies, dont le thème est : « Priorité à l'être humain : paix et vie décente pour tous sur la planète préservée ». Pour l'heure, rien ne filtre sur le contenu du discours présidentiel.

Toutefois, une lecture pointue de l'actualité internationale et nationale peut laisser croire que la lutte contre le terrorisme, la gestion des réfugiés qu'elle génère et la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pourraient avoir une place dans le message du chef de l'Etat. S'agissant de la lutte contre le terrorisme, elle est devenue une préoccupation internationale, en raison du fait qu'aucune région du monde n'est plus épargnée par les tueurs sans foi ni loi.

Le Cameroun et les autres pays de la région du Lac Tchad sont victimes des terroristes de la secte Boko Haram. Ces derniers n'hésitent pas, au mépris des conventions internationales en la matière, à s'attaquer à d'innocentes populations civiles. Au cours d'un point de presse donné le 14 janvier 2016 à Yaoundé, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, avait relevé pour le déplorer que « depuis 2013, on avait dénombré dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, 315 incursions des terroristes de Boko Haram, 12 accidents sur mines et 32 attentats suicide du fait de ces criminels ». Au total avait-il ajouté : « 1 098 civils camerounais 67 de nos militaires et 03 de nos policiers ont, à ce jour, perdu la vie à la suite des agressions barbares dirigées contre notre pays par le groupe terroriste Boko Haram ».

La riposte camerounaise Face à un tel acharnement du reste injustifié, les forces nationales de défense et de sécurité, galvanisées par leur chef, Paul Biya, ont su donner la réplique, infligeant de lourdes pertes à l'ennemi, au point de le réduire à de simples attentats suicide. Le président de la République pourrait dans son discours de demain poursuivre son plaidoyer pour une plus grande solidarité internationale et une meilleure mutualisation des moyens pour vaincre le terrorisme.

L'autre conséquence et non des moindres du terrorisme, c'est l'afflux des réfugiés fuyant les zones de conflits. Le Cameroun en accueille près de 300.000, dans des conditions difficiles. A titre d'illustration, dans le camp de Minawao dans l'Extrême-Nord, le site prévu pour accueillir 18.000 réfugiés en comptait 52.000 en janvier 2016. Lors de sa visite au Cameroun en mars 2016, Antonio Guterres, alors Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, s'était rendu compte de l'énorme poids que le Cameroun porte pour le compte de l'humanité. Il avait alors invité la communauté internationale à comprendre ce rôle et à savoir qu' « appuyer le Cameroun constitue une priorité ».

Dans son discours de demain, en présence d'Antonio Guterres devenu Secrétaire Général des Nations unies, le chef de l'Etat devrait poursuivre son plaidoyer pour un soutien accru en faveur de ceux qui accueillent les réfugiées, parfois sans grands moyens. La situation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest Cette situation dont le chef de l'Etat pourrait parler dans son discours de demain est issue des revendications légitimes des syndicats d'enseignants et des avocats. Elle a ensuite été instrumentalisée par des extrémistes qui veulent porter atteinte à la paix et à l'unité du Cameroun, acquise sous la tutelle des Nations unies.

Le gouvernement a déjà apporté de nombreuses réponses aux revendications des enseignants et des avocats. Il va continuer à le faire dans le respect de la Constitution et des lois de notre pays. Pour consolider le vivre ensemble, la Commission nationale du bilinguisme et du multiculturalisme a été créée au début de cette année, elle est à pied d'œuvre.

Dans le cadre des mesures d'apaisement, le président Paul Biya, en vertu de ses prérogatives légales, a ordonné le 30 août dernier, l'arrêt des poursuites judiciaires contre des prévenus auteurs des violences dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest. A la suite de quoi, 55 prévenus ont été élargis.

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