21 Septembre 2017

Sénégal: Tambacounda espère des records de production cette année

Tambacounda — La région de Tambacounda espère atteindre des records de production cette année dans diverses variétés culturales, comme l'arachide, le riz, le maïs et le coton, du fait de l'effet combiné d'une bonne pluviométrie, d'une politique de mise en place précoce des intrants et de mécanisation, a indiqué le directeur régional du développement rural (DRDR), Sada Ly.

"On espère que, cette année, la région de Tambacounda va encore battre des records de production, surtout (avec) ce qu'on a emblavé en riz, maïs et arachide", a dit M. Ly, qui avait bouclé mardi deux jours de tournée dans les départements de Tambacounda et Koumpentoum.

En compagnie de tous les services techniques de l'agriculture ainsi que des projets et programmes de l'Etat, la mission a sillonné les deux départements pour constater de visu l'état des cultures.

"Toutes les cultures ont un bon développement végétatif et actuellement, nous sommes dans la phase de maturation", a-t-il dit. Il a souligné que "l'espoir renaît encore d'obtenir des productions records dans le département de Tamba". Le maïs est déjà sur le marché, tout comme le niébé dont les premiers semis commencent à être récoltés. Dans certaines zones, les gens commencent à récolter le mil, a-t-il dit.

"Tous les postes pluviométriques du département de Tambacounda sont excédentaires, sauf Dawadi et une partie de Koussanar", a-t-il noté, ajoutant : "Si on a deux ou trois pluies encore, nous allons atteindre des productions records". M. Ly s'est réjoui de la "situation favorable" annoncée par la météo, avec une reprise à partir de mercredi dernier des foyers pluvio-orageux.

Concernant le coton aussi, l'on espère que "la production de cette année sera supérieure à celle de l'année dernière", a-t-il poursuivi.

Outre la bonne pluviométrie, cette hausse de production est liée aux "mesures incitatives" de la Sodefitex qui a porté le prix au producteur de 255 francs à 350 francs. Beaucoup de producteurs de coton avaient commencé à tourner le dos à cette variété au profit de l'arachide, dont le prix était devenu plus rémunérateur.

Des rendements de 1,2 à 1,5 t à l'hectare sont attendus cette année contre 800 kg à une tonne auparavant dans la zone de Missirah où les producteurs de coton sont encadrés par l'usine cotonnière et sa filiale "Bamtaare Services".

Pour le DRDR, "tout a été mis en œuvre par l'Etat pour qu'on arrive à des résultats probants", notamment à travers "sa politique de mise en place précoce des semences dans les points de distribution, et la mécanisation". La gratuité des semences de riz dans le cadre du Programme national d'autosuffisance en riz, a aussi eu un impact certain, laisse entendre le responsable.

Contrairement à l'année dernière, où les opérateurs avaient amené des semences de riz de bas-fonds en lieu et place du riz de plateau, cette année, des semences adéquates ont été mises en place en juin, avant l'installation des "pluies utiles". L'on s'attend dans certaines parcelles à des rendements de 6 tonnes à l'hectare.

L'arrivée de la Sodagri qui s'occupe désormais du volet riz pluvial dans la région de Tambacounda, sauf le département de Bakel où évolue la SAED, a aussi pesé dans la balance. La Sodagri a permis cette année d'emblaver environ 4.000 hectares de riz, en collaboration avec la Fédération régionale des riziers de Tambacounda. Jusqu'ici, cette société limitait son intervention dans le bassin de l'Anambé.

Autant de facteurs qui font dire au responsable régional de l'agriculture que cela augure des "lendemains meilleurs dans la résilience et la sécurité alimentaire".

Le DRDR s'est dit "ravi" d'avoir initié cette tournée conjointe, avec la bénédiction du ministère de l'Agriculture et de l'Equipement rural. Une "première" qui a permis à l'Ancar, à la Sodefitex, à Bamtaare, à la DPV, au P2RS, au Padaer, et à la Sodagri, de se mettre ensemble dans une "symbiose" pour aller sur le terrain à la rencontre des producteurs.

Les organisations de producteurs étaient aussi représentées dans la délégation, à travers le Conseil régional de concertation des ruraux (CRCR) et l'Union régionale des coopératives agricoles de Tambacounda (URCAT). C'était l'occasion d'apporter directement les solutions qui pouvaient l'être ou au besoin de programmer l'envoi d'une commission.

La tournée a aussi mis en exergue le travail abattu dans la région par de gros producteurs comme le producteur et opérateur semencier Abdou Samad Sakho de Touba Fall qui, à lui seul, a emblavé 1.600 ha d'arachide avec des semences certifiées et 315 ha de maïs dans le département de Tamba. "L'année dernière, il avait à lui seul distribué 980 tonnes de semences d'arachides", se souvient le DRDR.

A Kouthiaba, le marabout Elhadji Aliou Niasse totalise 47 ha d'emblavures de riz, maïs et arachide. A Nettéboulou, le "producteur-phare" Abdou Diatta a emblavé d'un seul tenant, 46 ha dont du coton, du maïs, du riz et de l'arachide.

S'y ajoute le maître coranique Elhadji Boye de Kanouma, à trois km de la frontière avec la Gambie, avec ses 22 ha de coton, ainsi qu'un bloc de maïs.

Sada Ly a relevé toutefois des attaques de cantarides contre lesquels des unités mobiles sont en action sur le terrain. Déjà 700 ha ont été traités dans le département de Koumpentoum.

Une seconde tournée est prévue dans les deux autres départements de Bakel et Goudiry.

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