22 Septembre 2017

Libye: ONU - Fayez al-Sarraj interpelle la communauté internationale

Photo: RFI
Le Premier ministre du gouvernement libyen d'union nationale Fayez al-Sarraj,

Dans son intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement d'union nationale en Libye, a fait le bilan de son gouvernement, demandant plus d'aide et de clarté à la communauté internationale.

Fayez al-Sarraj a demandé au secrétaire général des Nations unies et à l'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, de présenter un calendrier avec des dates précises pour les échéances à venir en Libye, surtout pour l'organisation des élections prévues l'année prochaine. Ces demandes ont été pourtant énoncées par la feuille de route de l'émissaire de l'ONU Ghassan Salamé, mercredi soir.

Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Fayez al-Sarraj n'a pas manqué de demander à la communauté internationale d'adresser un message clair « aux entités parallèles » à son gouvernement.

Il a accusé ces entités, sans nommer le pouvoir installé à l'est du pays, d'entraver le processus politique en Libye. Pour lui, les pays qui traitent avec ce pouvoir parallèle se mettent en contradiction avec les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies. D'ailleurs, il n'a pas manqué d'attaquer les pays qui interviennent négativement dans les affaires libyennes, sans toutefois nommer ces pays.

Pour finir, Fayez al-Sarraj a appelé à une réconciliation globale et a renouvelé l'appel au lever de l'embargo sur la vente d'armes pour la Libye, tout comme le lever du gel des avoirs libyens à l'étranger. Un gel qui, selon lui, coûte très cher au pays.

« Je profite de cette tribune internationale pour annoncer mon intention de lancer un projet de réconciliation nationale globale en Libye qui regroupe tous les Libyens. Qu'ils soient en Libye où à l'étranger, dans toutes les villes et les régions, de toutes les tribus et les composantes, de tous les partis politiques et courants intellectuels. C'est une réconciliation avec ceux qui acceptent le principe de l'Etat de droit et des institutions ainsi que le processus démocratique et la transition pacifique du pouvoir. Une réconciliation avec ceux qui acceptent l'existence d'un pays fort avec une armée unifiée et une police qui assurera la sécurité du citoyen. C'est un Etat avec une vraie souveraineté. J'appelle donc à tourner la page du passé, à avancer ensemble vers une justice transitoire, qui respecte les lois et les droits. Libyens et Libyennes, soyez ensemble pour soutenir ce projet-là. La lutte et la destruction, ça suffit, unissons-nous pour la paix et avançons ensemble vers la réconciliation et la reconstruction. »

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