22 Septembre 2017

Centrafrique: Crise - Le cri du cœur de Touadéra

A la tribune des Nations unies mardi, le président centrafricain a plaidé pour un renforcement de la force onusienne face à la montée de la violence dans son pays.

Du haut de la tribune de la 72e Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) à New York, Faustin Archange Touadéra a lancé un cri du cœur en direction de la communauté internationale. Le président de la République centrafricaine souhaite de tous ses vœux un renforcement des troupes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). «La Centrafrique vit un moment critique de son histoire. On a besoin du soutien de nos amis (... ) Il y a des risques qu'on nous oublie (... ) Il faut renforcer les capacités de la Minusca en termes d'hommes et de matériels», a-t-il souligné.

Pour lui, si rien n'est fait, il y a un grand risque que les efforts vers la réconciliation et le développement qui sont déjà faits jusqu'ici soient sapés et que la République centrafricaine replonge dans le chaos. Déployée depuis 2014 avec ses 12.000 hommes, la MINUSCA doit voir renouveler son mandat en novembre prochain par le Conseil de sécurité de l'ONU. Après le retrait en 2016 de la force française Sangaris, des troupes américaines, et tout récemment des contingents des deux Congo et d'Ouganda et avec la mort de plusieurs casques bleus au front, la force onusienne a besoin d'un nouveau souffle.

Devant cette réalité, la situation en Centrafrique commence à devenir intenable. Les différents groupes armés ayant choisi d'outrepasser leurs propres engagements et autres accords signés en vue d'un retour à la paix, continuent de semer impunément la terreur à travers le pays. Plusieurs mois après son installation à Bangui, la Cour pénale spéciale chargée d'enquêter sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité tarde toujours à poser des actes de nature à envoyer un signal fort à ceux des seigneurs de guerre qui n'entendent pas désarmer.

Les atermoiements de la communauté internationale n'arrangent pas non plus les choses. En novembre 2016, lors de la conférence des donateurs à Bruxelles en Belgique, les bailleurs de fonds ont promis plus de 2 milliards de dollars pour le redressement de la Centrafrique. Jusqu'ici, plusieurs d'entre eux tardent à tenir leur promesse.

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