22 Septembre 2017

Madagascar: Parti Freedom - Crainte d'une crise postélectorale !

La révision de la Constitution pourrait être à l'origine d'une crise postélectorale.

Comme il fallait s'y attendre, le ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation (MID) a boudé la conférence-débat organisée par le parti Freedom, hier à l'hôtel Panorama, qui se focalisait sur le thème : « Problématique de la prochaine élection présidentielle : comment éviter une nouvelle crise postélectorale ? ». Pour les entités présentes à cette conférence-débat, les circonstances actuelles pourraient ouvrir droit à une nouvelle crise postélectorale. Au micro, Lalatiana Rakotondrazafy, présidente du parti Freedom, dévoile et explique ses soucis. « Si l'encadrement juridique des élections n'est pris en charge uniquement que par le gouvernement, à travers le comité interministériel de rédaction, cela engendrera des problèmes », a-t-elle soutenu.

Et elle de lancer une série de questionnements : « qu'est-ce qui garantit que ce comité interministériel insèrera dans le nouveau code électoral les travaux et les recommandations de la commission de réflexion ? Pourquoi le gouvernement n'établit toujours pas le calendrier électoral ? L'on devrait mettre en vigueur une loi sur la précampagne mais est- ce qu'elle sera finalement conçue ? ». Les réponses ne sont pas loin. Les calculs politiques peuvent en être la raison.

Préambule, alinéa 8. Bruno Rakotoarison, coordinateur national du Groupe des Experts Nationaux (GEN), a quant à lui rappelé l'existence de l'alinéa 8 du Préambule de la Constitution. Il y est écrit noir sur blanc que « constatant que le non-respect de la Constitution ou sa révision en vue de renforcer le pouvoir des gouvernants au détriment des intérêts de la population sont les causes des crises cycliques ». Pour ce coordinateur national du GEN, la tentative d'une révision constitutionnelle actuelle pourrait être « à l'origine d'une crise postélectorale ».

Par rapport à cela, le parti Freedom rejoint ceux qui se sont d'ores et déjà prononcés contre cette révision de la Constitution. « Si nous nous référons à la Constitution actuelle, les présidentielles sont irréversibles en 2018 tandis que compte tenu des circonstances, le référendum est impossible », continue Lalatiana Rakotondrazafy.

Latitude et égalité. Pour éviter donc une nouvelle crise postélectorale, les participants ont donné chacun leur avis. « Il faut garantir l'égalité de chances entre les candidats », précise Rabekijana Félix du KMF/CNOE. Lalatiana Rakotondrazafy de soutenir qu'il faut que « les partis politiques qui participent aux présidentielles aient chacun un représentant permanent au sein de la Ceni ». Propos appuyés par Bruno Rakotoarison : « La Ceni n'est pas véritablement libre dans son travail. C'est la raison pour laquelle il faudrait changer les textes ». Thierry Rakotonarivo, vice-président de la Ceni, a quant à lui, appelé à la collaboration et à la prise de responsabilités.

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