21 Septembre 2017

Burkina Faso: Contrôle des institutions privées d'enseignement supérieur - L'institut Shalom rejette le rapport

La direction du Centre d'études et de formation en informatique et gestion de l'institut polytechnique privée Shalom (CEFIG/IPS) n'est pas d'avis avec le rapport de la Direction générale de l'enseignement supérieur (DGESup). Elle l'a fait savoir au cours d'une conférence de presse, le mardi 19 septembre 2017, à Ouagadougou.

Le rapport des sorties de suivi-contrôle des institutions privées d'enseignement supérieur continue de susciter de l'indignation dans le milieu éducatif. Classé comme faisant partie des instituts ayant refusé de collaborer avec l'équipe d'inspection, le Centre d'études et de formation en informatique et gestion de l'institut polytechnique privée Shalom (CEFIG/IPS), à travers sa direction générale, est monté au créneau, le mardi 10 septembre 2017 pour lever les équivoques.

Elle a dénoncé un manque de professionnalisme des enquêteurs et un mauvais coaching du ministère en charge de l'enseignement supérieur. Selon le Directeur générale (DG) de l'IPS, Martin Kiendrébéogo, cette rencontre avec la presse vise à rétablir la vérité par rapport aux conclusions du rapport d'enquête. M. Kiendrébéogo a d'entrée de jeu précisé que sa structure n'a jamais refusé de collaborer avec l'équipe chargée du suivi-contrôle. Il a ensuite déploré la mauvaise politique dans la démarche des enquêteurs. « Après avoir offert aux visiteurs les commodités de la conversation, notre responsable académique a simplement demandé à vérifier auprès des membres présents de l'équipe un certain nombre de documents d'identification notamment le mandat de leur autorité supérieure, une lettre de mission ou leur carte professionnelle», a-t-il indiqué.

Et de poursuivre que face à l'impossibilité de l'équipe à fournir ces dits documents, il leur a été suggéré de passer au secrétariat prendre audience ou même inviter le DG à se présenter au ministère. A entendre le premier responsable de l'IPS, les enquêteurs auraient quitté l'enceinte de son établissement sans rien entreprendre allant dans ce sens. Le DG a également soutenu que ce "faut rapport" qui ne reflète nullement pas l'image de son établissement a néanmoins porté atteintes à sa crédibilité.

«Certains parents d'élèves nous ont approché après la publication du rapport dans le but de réexaminer leur décision », a-t-il relaté. Rappelant au passage qu'au-delà de la simple reconnaissance légale par les autorités de tutelle, la crédibilité de l'IPS réside aussi bien dans la qualité de son corps professoral et du réseau de ses partenariats.

La DGESup se rétracte

« Toutes filières confondues, l'IPS peut se targuer de 90 enseignants dont dix de rang magistral, soixante-douze de rang B et huit professionnels. L'IPS bénéficie depuis sa création d'un appui financier du mouvement Shalom international et du mouvement Shalom Burkina Faso et est en phase de concrétiser des accords de coopération scientifique avec des universités italiennes en plus des conventions avec l'Université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso», a indiqué M. Kiendrébéogo.

Est-ce que l'IPS a reçu officiellement une lettre d'information ? Qu'est-ce qui est entrepris pour rehausser l'image de l'établissement ? Selon les cahiers de charges est-ce que le ministère n'est pas en droit d'opérer des audits inopinés ? A ces préoccupations des hommes de médias, le premier responsable de l'institut polytechnique Shalom a souligné qu'aucune note émanant du ministère ne leur est parvenue pour leur signifier que des équipes d'enquête seront sur le terrain pour une évaluation des instituts privés d'enseignement supérieur.

« Si certains établissements ont accepté donner des renseignements confidentiels de leur structure au premier venu, chez nous, c'est ne pas le cas. En plus, en rapport avec le cahier des charges, nous produisons chaque fin d'année, un rapport que nous transmettons au ministère », a-t-il rappelé. Quant à l'image de l'IPS qui a été ternie par la publication de ce rapport, le DG a laissé entendre qu'au départ aucune activité de communication n'a été entreprise par la direction, mais que face à l'impact de la situation, elle a voulu rétablir la vérité à travers ce face à face avec la presse.

« Il faut aussi rappeler que dès la publication, nous avons écrit au ministre pour dire que nous prenons acte du rapport et que nous le rejetons. Mais en fonction de ce qui va se passer, nous aviserons», a averti M. Kiendrébéogo. Avant d'expliquer qu'il n'est pas contre les audits inopinés à condition que cela se passe dans les règles de l'art et en conformité avec les conventions qui ont été signées avec le ministère.

Rappelons que face au mécontentement exprimé par l'Union nationale des établissements d'enseignement privés laïc, la DGESup a convié les IPES à une rencontre le 12 septembre 2017 et après avoir reconnu des insuffisances de fonds et de forme sur le rapport, celle-ci a décidé de publier un rapport complémentaire dans les meilleurs délais pour rectifier le tir.

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