22 Septembre 2017

Cameroun: Mouvement d'humeur - Les syndicats de transport annulent un mot d'ordre de grève

Une réunion de concertation avec le ministre du Commerce, s'est tenue le mercredi 20 septembre aux fins de ramener la paix et le dialogue dans le secteur.

Le non-respect de la convention collective, l'absence de badge, le transport clandestin, la résurgence des accidents de la route, les prix du carburant. Voilà quelques maux qui menacent le secteur du transport au Cameroun. Les responsables de syndicats et confédérations de transports, las de soumettre leurs doléances au gouvernement sans succès, ont signé un préavis de grève devant prendre effet ce lundi 25 septembre 2017.

Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, qui a eu copie de ce préavis, a ouvert le dialogue mercredi 20 septembre dans son département ministériel avec les syndicats et confédérations du secteur des transports, lequel a conduit à la levée du mot d'ordre de grève. Après un huis-clos de près de 3/4 d'heure, les deux parties ont trouvé un consensus. « Nous sommes des fils d'un même pays. C'est dans le dialogue qu'on avance, c'est dans le dialogue qu'on construit.

Nous avons décidé de donner du tonus, de la vigueur à notre partenariat de manière à résoudre nos problèmes par la voie du dialogue. On retient qu'entre le gouvernement et les syndicats, c'est un partenariat actif, gagnant-gagnant, ce n'est pas un problème de rapport de force », rassure le ministre du Commerce. Les responsables de syndicats approuvent la démarche du Mincommerce en rappelant que « si rien n'est fait, nous allons agir ».

Concernant les problèmes qui minent les transports, Collins Tchoumi, président du Syndicat national des chauffeurs et ouvriers de transport urbain et international du Cameroun (Synchoutuicam),s'appuie sur la convention collective. « Quand on parle de la convention collective, on fait recours aux conditions de vie des travailleurs du secteur des transports.

Elles sont précaires. Vous ne pouvez pas trouver un conducteur de 70 personnes et qui touche 60 000 FCFA. Ce n'est pas normal. Vous ne pouvez pas voir un taxi qui ne gagne pas le SMIG. Cet état de chose peut entrainer des frustrations avec pour conséquence des accidents », explique-t-il.

Au sujet du carburant, les syndicalistes déplorent le mutisme des responsables. « Il y a un déficit d'information depuis 2008 parce qu'un cadre avait été créé par le chef de l'Etat, mais il n'existe plus. Aujourd'hui, on nous dit que la Sonara a des problèmes. Ce que nous ne savions pas ».

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