24 Septembre 2017

Burkina Faso: Regain d'attaques terroristes - Le CDP veut anéantir le serpent à plusieurs têtes

Photo: Le Pays
Photo d'archives

Les deuxièmes journées parlementaires du groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) se sont tenues du 22 au 23 septembre 2017 dans la province de l'Oubritenga, à Ziniaré. Les députés de l'ancien parti au pouvoir ont, à cette occasion, réfléchi sur leur contribution à la lutte contre le fondamentalisme islamiste et le terrorisme violent.

Une manière pour Alfred Sanou, président dudit groupe, et ses pairs de chercher les moyens d'enrayer les effets de l'hydre terroriste ou, à tout le moins, de les réduire considérablement et d'accélérer ainsi la marche du peuple burkinabè vers le progrès et le développement.

«Il y a quelques années, lorsqu'on parlait de terrorisme, cela se passait loin de nos frontières et nos populations avaient du mal à cerner le phénomène. Aujourd'hui, la réalité nous a rattrapés et nous la vivons au quotidien.»

L'assertion est d'Alfred Sanou, président du groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Il a tenu ces propos en marge des deuxièmes journées parlementaires du groupe parlementaire CDP dans la province natale du fondateur du « parti de l'épi et de la daba », Blaise Compaoré.

Le choix de cette localité n'est pas fortuit car il s'agissait, selon la députée Maïmouna Sawadogo/Ouédraogo, de réaffirmer leur attachement à l'enfant terrible de Ziniaré et d'encourager les militantes et militants à la base afin qu'ils maintiennent allumé le flambeau du parti.

A cette occasion, le président du groupe parlementaire a souhaité le retour de l'ancien locataire de Kosyam afin que celui-ci « mette son expérience à la disposition » de son Faso natal.

L'affirmation d'Alfred Sanou trouve son sens, vu la multiplication des attaques terroristes au Burkina Faso en particulier et en Afrique de l'Ouest d'une manière générale ; la dernière en date ayant eu lieu le samedi 23 septembre.

Ce jour-là, quatre soldats burkinabè ont été grièvement blessés car leur véhicule a sauté sur une mine, à quelques kilomètres de Djibo.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, toujours dans cette localité, un civil a été tué par des assaillants et, la nuit suivante, un poste de police à l'intérieur du camp de réfugiés de Mentao a été incendié par des inconnus.

Autant de situations qui ont inspiré les députés à se réunir autour du thème « Quelle contribution du groupe parlementaire CDP dans la lutte actuelle contre le fondamentalisme islamiste et le terrorisme violents ?»

Au cours des travaux, quatre sous-thèmes ont été développés. Il s'agit de l'évolution historique du fondamentalisme islamiste et du terrorisme ; des stratégies de lutte contre ces phénomènes.

Les experts ont aussi montré comment l'unité nationale pouvait être un facteur de lutte contre le fondamentalisme islamiste et le terrorisme ainsi que le type de communication à mener en pareilles circonstances.

Le fondamentalisme a été défini comme une interprétation rigide des principes fondamentaux d'un domaine quelconque, un attachement strict aux principes originels d'une doctrine. Le terrorisme, lui, s'entend par l'usage de la violence à des fins politiques, religieuses ou idéologiques.

Alfred Sanou et ses pairs se sont réjouis que le terrorisme soit rejeté par toutes les saintes écritures des religions pratiquées au Burkina Faso.

Le Congrès pour la démocratie et le progrès, pour sa part, a nié toute responsabilité dans la recrudescence des attaques terroristes et dit vouloir au contraire apporter sa contribution afin que le pays soit débarrassé de l'hydre terroriste.

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