25 Septembre 2017

Burkina Faso: Appel au retour de Blaise Compaoré - Six partis politiques s'insurgent

La situation nationale a servi de prétexte pour l'organisation d'une conférence de presse par 6 partis politiques. Le message livré par Evrard Sorgho du Parti écologiste pour le développement nouveau (PEDN), porte-voix de ces formations politiques, est une invite à tous ceux qui appellent à un retour de Blaise Compaoré de mettre leur projet sous éteignoir. La conférence de presse a eu lieu le samedi 23 septembre à l'espace culturel Gambidi à Ouagadougou.

Le Parti écologiste pour un développement nouveau (PEDN), le Parti centriste pour la démocratie et le progrès (PCDP), le Parti Fasocrate (PF), le Parti pour la démocratie et la fédération (PDF/LAAFI), le Parti des patriotes panafricanistes (PPP) et l'Union des démocrates progressistes (UDP) ont livré une déclaration commune sur la situation nationale le 23 septembre dernier depuis l'espace culturel Gambidi.

Ce message, porté par Evrard Sorgho, invite chaque Burkinabè à conserver dans sa mémoire les douloureux évènements qui ont mis à mal la stabilité des institutions en 2014. Cette situation, regrette le porte-voix, a mis le pays dans une situation conflictuelle.

Elle a également impacté négativement tous les secteurs d'activités et fait des victimes, se souvient-il. « L'analyse digne d'enseignement fait ressortir que le rapport de force mis en évidence était caractérisé par une option militaire », relève Evrard Sorgho.

Mais, « fort heureusement, cette option militaire utilisée par les fidèles de l'ancien président Blaise Compaoré a échoué grâce à la détermination de tous les patriotes et partisans d'une nouvelle ère démocratique », a-t-il poursuivi.

C'est pourquoi ce groupe de partis qualifie d'option politique inopportune, dangereuse et inacceptable, le fait que certaines voix s'élèvent pour appeler au retour de Blaise Compaoré.

Cet appel, à en croire Evrard Sorgho, peut porter atteinte à la stabilité du pays. Il lance un appel à la vigilance face à « cette manœuvre politique dont on ignore les tenants et les aboutissants ».

Abordant la question de la réconciliation nationale, ces partis politiques estiment que le retour de Blaise Compaoré constitue un handicap à cette réconciliation, « qui ne peut d'ailleurs connaître une réussite dans un environnement caractérisé par des options politiques dont les motivations restent dans les secrets des dieux », a regretté Evrard Sorgho.

Sur la question de la justice, ce groupe de partis estime que la justice doit suivre son agenda et ne pas céder aux sirènes des OSC, ainsi que de certains partis politiques.

« Nous voulons la justice, mais nous voulons que le juge rende justice conformément à son agenda », a déclaré Evrard Sorgho. « Il n'est pas question que la justice revienne à la rue », renchérit Abdoul Diallo, président du PDF/Laafi.

Rappelons que ces six partis politiques, jadis affiliés au CFOP, ont quitté le navire pour des raisons dites personnelles. Poussés dans leurs retranchements, ces derniers ont évoqué des questions de management, de revendications populistes du CFOP, entre autres.

Evrard Sorgho a laissé entendre que dans les mois à venir, leur groupe va évoluer vers une fusion. A terme, ils iront renforcer les rangs des partis de la majorité présidentielle

Burkina Faso

4 017 cas suspects de dengue, 11 décès

Dans le même temps, 4 017 cas suspects ont été enregistrés. Plus »

Copyright © 2017 Le Pays. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.