25 Septembre 2017

Tunisie: Que sont-ils devenus ?

Pourtant, le "fleuron" de ce genre de formation, sorti de terre ces dernières années, est en train de pousser un peu partout, dans la capitale, à l'intérieur du pays, les quartiers populaires, les quartiers huppés. Quand il intègre une académie, un jeune joueur a le rêve farouche, quoique peu original, de finir dans un grand club. Ici et là, on « vend » l'utopie.

Mais entre illusion et réalité, c'est souvent l'espoir qui s'évanouit. Pourtant, il se peut qu'il montre déjà une grande habileté avec le ballon. Mais, arrivé en stade final, après quatre années d'académie, il comprend qu'il ne serait jamais un professionnel. Pire, d'autres carrières ne s'ouvrent plus à lui : entraîneur, accompagnateur, rien aussi de tout cela...

Très peu de jeunes dans les centres de formation deviennent professionnels. Pour l'écrasante majorité, qui reste sur le carreau, c'est un choc psychologique et humain. Parfois, ils ne s'en remettent pas.

Les clubs de la Ligue possèdent généralement leur propre centre de formation. C'est une obligation légale. Celui-ci accueille des jeunes, particulièrement doués, remarqués pour leurs bonnes prestations dans les tests ou encore dans les matches de quartiers. Ils sont retenus généralement à l'issue de journées organisées par les recruteurs du centre de formation.

Mais attention ! Parmi les jeunes sélectionnés, tous n'iront pas jusqu'au bout : certains quitteront le centre faute d'avoir progressé comme l'espéraient les recruteurs, parfois au bout d'une courte période.

Et même ceux qui auront suivi entièrement la formation ne deviendront pas tous footballeurs professionnels : en moyenne, un sur cinq, pour ne pas dire encore plus, jouera en première division.

Partout dans le monde, le contraste n'est pas difficile à deviner dans la gestion des académies. En Europe, elles réunissent 100 ou 200 enfants, en Chine, c'est 2.000 joueurs!...

L'on doit comprendre que le football n'est pas seulement une finalité, mais aussi un moyen éducatif qui permet de préparer les jeunes à la vie d'adulte. Sans doute, il faut être familier de l'univers du ballon rond pour comprendre à quel point ce discours n'a plus sa place dans l'environnement sportif.

Ne pas former les footballeurs de demain, mais les adultes de demain. C'est-à-dire des jeunes qui auront pratiqué un sport à haut niveau, mais reçu aussi un bagage scolaire et humain assez solide pour faire autre chose que footballeur.

Beaucoup de joueurs sont sacrifiés, faute d'atteindre le niveau à travers les centres de formation. Ne devrait-on leur préparer aussi un avenir en dehors du sport ? Sommes-nous en train de préparer aussi activement le football de demain en multipliant la création d'académies.

Nous savons qu'il y a un plan national élaboré en plusieurs points qui attend d'être concrétisé. Nous savons aussi que, du côté de la direction technique de la FTF, on vise notamment à encourager la pratique du ballon rond chez les jeunes.

Plusieurs complexes dédiés à ce sport doivent être créés à long terme. Le football pourrait aussi devenir obligatoire à l'école. Mais il y a encore des preuves, s'il en fallait, que les footballeurs ne sont pas, et ne seront jamais, des flèches.

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