25 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: En marge du message de Kabila à l'ONU - Elections, encore et toujours le brouillard !

Dès l'annonce de la prestation du Chef de l'Etat, Joseph Kabila, à la tribune des Nations Unies, à la date du 23 septembre 2017, des millions de Congolaises et Congolais étaient curieux de savoir si sa position, fondée sur le statu quo d'avant l'Accord du 31 2016, allait changer.

Comme c'est le cas depuis que la fin de son second et dernier mandat fait problème, tous ceux qui attendaient des signaux clairs au sujet de l'échéance de la tenue probable des élections et de son avenir politique sont déçus.

Nos compatriotes étaient d'autant en droit d'espérer un signal fort de la part de l'illustre orateur qu'en date du mercredi 20 septembre 2017, les Nations Unies ont rendu publique, au terme d'une séance à huis clos sur la situation politique, sécuritaire et socio- de la RDC, une déclaration appelant à la tenue des élections présidentielle et législatives dans un délai très court ainsi qu'à la publication urgente, par la Commission Electorale Indépendante, d'un calendrier électoral et du budget relatif à coût.

D'aucuns ont même cru à un « ultimatum » lancé au pouvoir en place Kinshasa, étant donné que cette position commune était partagée les Nations Unies, l'Union Européenne, les 5 membres permanents Conseil de Sécurité (USA, France, Grande -Bretagne, Russie et Chine),

l'Union Africaine, l'Organisation Internationale de la Francophonie, la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC), Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC) et Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

L'unanimité semblait acquise sur l'alternance démocratique au de l'Etat congolais dans un proche avenir. Certains politiques sont allés même jusqu'à parler du délai-butoir du décembre 2017, comme consigné dans l'Accord du 31 décembre 2017, la mise en œuvre intégrale était du reste exigée.

Apparemment, Joseph Kabila paraissait contraint de lâcher du lest.

Mais, à l'entendre parler du processus électoral en cours en RDC, l'homme n'a pas donné l'impression de vouloir rendre le tablier l'immédiat, même par la voie des urnes. Car, tout en se réjouissant l'enrôlement d'au moins 42 millions d'électeurs sur un supposé de 45 millions, il a renvoyé la question du chronogramme élections à l'évaluation de la tripartite Gouvernement-CNSA-CENI, en sachant que la légitimité du Premier ministre et du président Conseil National de Suivi de l'Accord de la Saint Sylvestre toujours sujette à controverse.

Le brouillard s'est davantage épaissi autour des élections lorsqu' a fait état des contraintes politiques, logistiques, financières sécuritaires qui interdisent le moindre pronostic autour de tenue, de même quand il a demandé aux vrais « amis » du d'apporter au pays, le moment venu, leur concours financier, réserve du respect strict de sa souveraineté nationale. Pour président fin mandat et censé expédier les affaires courantes l'attente de l'élection de son successeur, la demande de réduction effectifs de la Monusco, pourtant censée aider le pays à retrouver paix durable et sécuriser le processus électoral, a paru comme invitation explicite aux Casques Bleus à se hâter de quitter territoire congolais.

L'après-Kabila est certes abondamment évoqué dans les occidentales et les états-majors politiques de l'Opposition, l'intéressé lui-même semble se complaire du flou, ce qui pousse de compatriotes à la soupçonner de demeurer dans la dynamique «glissement» et accroît l'incertitude du lendemain.

Congo-Kinshasa

Energies renouvelables - appel de l'IAER à la communauté internationale

À la veille du sommet de Paris sur le financement des politiques climatiques qui se tient le 12 décembre,… Plus »

Copyright © 2017 Le Phare. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.