25 Septembre 2017

Burkina Faso: Recommandations sur les droits de l'homme au pays

Le Centre d'information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) a animé, le jeudi 21 septembre 2017, à Ouagadougou, une conférence de presse. Le bilan du séjour des experts du comité des droits de l'homme des Nations unies au Burkina Faso, a été au menu des échanges.

Les Nations unies ont fait des recommandations au Burkina Faso pour améliorer les droits de l'homme. Sur une vingtaine, on note l'égalité du genre et la lutte contre les pratiques préjudiciables à l'égard de la femme, la vindicte populaire et les milices d'autodéfense, la traite des êtres humains et le travail des enfants, etc.

Dans le cadre du suivi de ces recommandations, une équipe conjointe du Comité des droits de l'homme des Nations unies et du Centre pour les droits civils et politiques (CCPR Centre) a séjourné à Ouagadougou, du 18 au 21 septembre 2017.

C'est pour rendre compte des différentes audiences tenues lors du séjour des experts, que le Centre d'information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDAH) a animé, le jeudi 21 septembre 2017, à Ouagadougou, une conférence de presse.

Selon le président du CIFDAH, Urbain Kiswend-Sida Yaméogo, l'équipe conjointe a eu une série d'audiences avec les autorités burkinabè et étrangères résidant au Burkina Faso. Il s'est agi, a-t-il indiqué, d'échanger, avec eux, sur les recommandations que le « pays des Hommes intègres » doit honorer et les mesures prises pour leur effectivité.

Il a précisé que l'équipe a été reçue par l'ambassadeur de Belgique au Burkina Faso, Lieven De la Marche, le ministre en charge de la justice, René Bagoro, le président de la commission constitutionnelle, Me Halidou Ouédraogo, des parlementaires, etc.

Le membre des droits de l'homme, Bamariam Koïta, a confié qu'au cours des quatre jours de visite, des Organisations de la société civile (OSC) ont été écoutées par rapport à leurs positions sur les trois avis formulés par les Nations unies.

Il a salué cet échange avec les OSC et confirmé que le comité a eu raison de privilégier ces trois ‘'protecteurs" des droits humains. A l'entendre, les préoccupations pour améliorer les droits de l'homme au Burkina Faso font l'unanimité.

En plus, a-t-il ajouté, le comité a constaté l'existence d'une synergie d'action entre les OSC et les autorités burkinabè pour donner plus de voix au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Il a noté que la délégation s'est également rendu compte de la disponibilité des partenaires techniques et financiers à renforcer leur coopération avec le Burkina Faso pour l'atteinte des objectifs fixés par le pacte.

Quel est l'état de la mise en œuvre des mesures formulées en matière de protection des droits humains au Burkina Faso par le comité des droits de l'homme des Nations unies ?

Quels sont les moyens dont dispose ce comité pour amener le Burkina Faso à mettre en œuvre ces recommandations ?

Concernant la première question, le directeur de l'ONG-Centre pour les droits civils et politiques à Genève,Patrick Mutzenberg, s'est refusé de répondre car, a-t-il dit, sa réponse va dévoiler le contenu du document élaboré par les ONG et qui est en finition.

Quant à la deuxième préoccupation des professionnels des médias, il a déclaré que la ‘'seule arme" demeure le dialogue et la persuasion en cas de non-coopération d'un pays. «Si nous constatons une récidive, le pays en question va comparaître devant la communauté internationale», a-t-il confié.

Le rapport initial de la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du Burkina Faso a été examiné les 28 et 29 juin 2016 à Genève par le Comité des droits de l'homme des Nations unies qui a adopté le 11 juillet 2017 les observations finales dudit rapport.

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