27 Septembre 2017

Afrique: Rapport-Climat - L'implication des chercheurs africains souhaitée

Dans la perspective de son sixième rapport d'évaluation scientifique sur le climat, attendu en 2022, le Groupe d'experts inter-gouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) entend lancer le processus de recrutement des experts et auteurs pour la production du rapport.

À cet effet, le vice-président du GIEC, le Malien Youba Sokona, encourage les chercheurs africains à participer aux travaux du panel sur l'évolution du climat. Objectif : lever les barrières qui empêchent les jeunes scientifiques et chercheurs africains, notamment ceux d'Afrique francophone, de s'impliquer.

Malgré une forte sensibilisation et une forte implication du politique dans les questions liées au climat, beaucoup de chercheurs sont encore en reste. « Il va de soi que le succès de la mobilisation requiert également une forte implication de la communauté scientifique et technique sur ces questions. Pour le moment, le niveau d'implication n'est pas encore à la hauteur de la dimension du problème », a fait savoir le vice-président GIEC. « Le succès de la mobilisation requiert également une forte implication de la communauté scientifique et technique ».

Pour accomplir cette tâche, il faut sans doute manifester un intérêt de plus prononcé sur les questions relatives au changement climatique. Au sein du GIEC, le principe du travail repose sur le volontariat. Pour son élaboration, il faut disposer énormément de temps, d'efforts et d'engagement. « De manière concrète, on peut être amené à lire 3000 ou 4000 pages de documents, à revoir des commentaires, mais la plupart du temps nous savons que les chercheurs et les scientifiques africains ne sont pas dans les conditions où ils peuvent dégager suffisamment de temps pour s'y consacrer, à la différence de ceux des pays industrialisés et des pays émergents où les gouvernements les mandatent directement en mettant des ressources à leur disposition », a lancé Youba Sokona.

Pour ce faire, un projet est en cours d'élaboration afin de lever des fonds pour financer les chercheurs africains. Quelques membres du corps enseignant de la London College University ont lancé « une initiative pour une forte implication des scientifiques africains dans le travail du GIEC. D'abord en les mobilisant, en les soutenant, en les encadrant et en leur apportant un appui conséquent. On a soumis cette proposition à un certain nombre d'institutions pour obtenir des financements », a indiqué le Malien. « Ce programme est dédié avant tout aux jeunes scientifiques africains ».

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