27 Septembre 2017

Sénégal: Planification familiale - 15 milliards CFA pour juguler le gap

Le Sénégal doit davantage multiplier ses efforts pour respecter ses engagements de porter le taux de prévalence contraceptive à 45 % d'ici 2020 et en réduisant les besoins non satisfaits de 25,2 à 10 %.

L'interpellation est de la représentante de l'UNFPA, le Dr Andréa Wojnar Diagne qui a également alerté les pouvoirs publics sur la faiblesse du budget consacré à la planification familiale et qui accuse un gap de 15 milliards CFA. Le point sur la politique en matière de planification familiale a été présenté hier, à Dakar, à l'occasion de la célébration pour une première fois dans notre pays de la journée mondiale de la contraception.

La planification familiale est non seulement une stratégie de réduction de la mortalité maternelle, mais elle est aussi une des actions de santé publique les plus rentables dans le monde d'aujourd'hui. La célébration de la journée mondiale de la contraception a permis de démontrer cette nécessité par la voix de la représentante de l'UNFPA au Sénégal, le Dr Andréa Diagne.

Au terme de sa mission dans notre pays, elle a saisi l'occasion de cette célébration pour montrer toute l'importance d'investir dans ce domaine où le Sénégal, grâce à la contribution de ses partenaires, a fait beaucoup de progrès en l'espace de quatre ans. Toutefois, dans son allocation face aux autorités sanitaires et invités de marque, la représentante onusienne a interpellé les autorités sanitaires sur le chemin encore long qui reste à parcourir. En effet, selon elle, la réflexion pour identifier les obstacles qui freinent les avancées de la planification familiale doit être davantage poussée.

Car le Sénégal est arrivé à une phase beaucoup plus complexe qui nécessite des réponses multisectorielles et un grand investissement de la part du gouvernement. C'est également par optimisme que la représentante onusienne a souligné que le Sénégal respectera son engagement d'accroître l'allocation budgétaire relative à l'achat de contraceptifs de 300 millions en 2016 à 500 millions CFA d'ici 2020. Mais cette enveloppe bien qu'important est jugée insuffisante et encore faible si le Sénégal veut atteindre les objectifs fixés en 2020.

D'ailleurs, une étude portant sur la dividende démographique au Sénégal a montré que le budget d'investissement nécessaire à la planification familiale est estimé à près de 26 millions de dollars soit près de 15 milliards CFA, a encore rappelé la représentante de l'UNFPA. Qui a invité l'Etat au premier chef, les partenaires au développement et le secteur privé ensuite pour combler le gap. Car les études ont montré qu'avec un investissement de 4, 1 milliards de dollars en produits contraceptifs pour les femmes, l'on pourrait épargner 5,7 milliards sur les coûts de soins de santé maternelle et néonatale.

Quant à Marème Dieng Ndiaye, chef de la division de la PF de la direction de la Santé de la reproduction et la survie de l'enfant, elle est revenue sur les acquis que le Sénégal a réalisés depuis 2012 en faisant passer son taux de prévalence contraceptive de 12 % à 27%. Elle a aussi rappelé que la Planification Familiale est une option politique d'un pays pour sauver des vies. Une volonté exprimée dans tous les documents stratégiques, comme le plan national de développement sanitaire du pays, le plan Sénégal émergent. Elle s'est dite optimiste espérant que d'ici 3 ans, le Sénégal va atteindre l'objectif fixé par les OMD.

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