27 Septembre 2017

Kenya: L'étau se resserre autour de la commission électorale kényane

Photo: Evans Habil/Daily Nation
Le leader de la Nasa, Raila Odinga, accompagné de ses acolytes Kalonzo Musyoka (à g.) et Musalia Mudavadi, s'adressant aux journalistes à l'hotel Panari, à Nairobi.

Au Kenya, la commission électorale est dans de beaux draps. La justice kényane enquête désormais sur les accusations formulées par la cour suprême et l'opposant Raila Odinga contre la commission.

Ce dernier demande sa recomposition avant les nouvelles élections. Ce qui apparaît comme révolution électorale en Afrique se poursuit.

La commission électorale kényane n'est pas sortie de l'auberge. Elle fait l'objet d'une enquête ouverte par la justice. Le directeur des poursuites publiques, Keriako Tobiko demande une investigation de fond sur les accusations portées contre la commission électorale.

Pour la justice kényane, il faut tirer au clair les irrégularités présumées relevées par la cour suprême qui a invalidé l'élection présidentielle. Aussi, les plaintes de l'opposant Raila Odinga ont motivé la poursuite contre la commission électorale kényane.

Si les faits sont prouvés, les membres de la commission électorale kényane pourraient écoper de lourdes sanctions. Ce feuilleton intervient alors que le pays devra organiser une nouvelle élection le 26 octobre prochain, sur proposition de la commission électorale.

En ordonnant la poursuite contre la commission électorale kenyane, la justice kenyane montre son indépendance des pouvoirs publics.

Si la démarche irrite les partisans du président Uhuru Kenyatta, elle est un exemple d'impartialité plutôt rare sur le continent africain. C'est une révolution électorale qui est marche en Afrique.

Commission électorale kényane : l'exemple à ne pas suivre ?

Sur le continent, les commissions électorales ont souvent fait l'objet de critique des oppositions. Organe d'organisation et de supervision d'élections, ces commissions souvent politisés travaillent à la solde des majorités. Ce qui conduit à des processus électoraux viciés.

La conséquence sur le continent : les élections sont de périodes de graves crises sociopolitiques. Ce que traverse la commission électorale kényane donne raison à l'ex-président américain. Barack Obama disait : « l'Afrique a besoin d'institutions fortes et non d'hommes forts ».

Le Kenya renforce pas à pas sa démocratie. Si la tension reste au comble dans le pays à l'approche de la nouvelle élection, les institutions restent séreines. Mais c'est bien la commission électorale kényane qui aurait manqué de faire son travail qui doit se faire des soucis.

En Afrique, il est donc possible que des personnes en charges des affaires publiques restent indépendantes des pouvoir publics.

Les juges de la cour suprême du Kenya, la justice dans son ensemble donne au continent une belle leçon de démocratie. De quoi inspirer des pays en crise comme le Togo, la RD Congo ou encore le Burundi.

Kenya

La commission électorale dans la tourmente

Au Kenya, c'est un départ de plus au sein de la commission électorale en pleine crise interne. Deux jours… Plus »

Copyright © 2017 This is Africa. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.