27 Septembre 2017

Afrique: Forum Investir en Afrique - Accélérer le développement de l'Afrique par l'innovation

Photo: World Bank
Luis Benveniste, Directeur, Education Global Practice, Banque mondiale
communiqué de presse

Dakar — La troisième édition du forum Investir en Afrique (IAF) a été l'occasion de lancer officiellement la parution d'un rapport intitulé Accélérer le développement de l'Afrique par l'innovation. Fruit de la collaboration de la Banque mondiale et de la Banque chinoise de développement, la nouvelle publication met en évidence le potentiel d'innovation que recèle l'Afrique dans divers secteurs économiques.

Le forum IAF 2017 s'est tenu à Dakar, sous l'égide du gouvernement sénégalais, du ministère des Finances de la République populaire de Chine, de la Banque chinoise de développement et du Groupe de la Banque mondiale.

« Nous ne pouvions trouver meilleur sujet pour un continent en quête d'émergence. Pour y parvenir, nous devons, en effet, nous donner les moyens de transformer positivement et durablement notre système productif.

De toute évidence, cela passe par l'innovation, c'est-à-dire un nouvel état d'esprit qui traduit une réelle volonté de rompre avec des idées, des pratiques et des habitudes établies.

En somme, il s'agit de rompre avec la méthode du business as usual, comme disent nos amis anglophones », a déclaré le président de la République du Sénégal, M. Macky Sall.

Ce forum annuel a pour objectif d'accroître les investissements chinois sur le continent et plus largement de favoriser la coopération multilatérale.

Cette édition visait en particulier à promouvoir une nouvelle vague d'investissements portés par l'innovation et axés sur le développement de technologies indispensables pour permettre à l'Afrique de réaliser son potentiel économique et de générer une croissance économique plus rapide et inclusive.

« Le forum Investir en Afrique est une enceinte multilatérale importante pour renforcer la coopération et stimuler l'innovation sur tout le continent africain, a souligné Shaolin Yang, directeur général et responsable en chef de l'administration du Groupe de la Banque mondiale.

Les dirigeants africains ont conscience du pouvoir de l'innovation et de l'adoption des technologies de rupture.

Il faut à présent traduire les paroles en actes et nous nous réjouissons à la perspective de contribuer à ces efforts en nous employant encore davantage à mobiliser des financements, des connaissances internationales et des partenariats, et en soutenant le dialogue entre les pouvoirs publics, les investisseurs et la société civile.

Avec ce forum, il s'agit d'impulser des transformations qui auront des retombées positives durables dans l'ensemble du monde en développement. »

Le forum a donné lieu à la signature de plusieurs protocoles d'accord pour des projets dans les secteurs de l'énergie, de l'agriculture et de l'éducation.

« Nous nous sommes engagés en faveur d'une coopération qui, en servant nos intérêts mutuels, promeut l'échange d'expérience sur le développement, les investissements et le commerce, a déclaré pour sa part Yaobin Shi, vice-ministre des Finances de la République populaire de Chine. Mon souhait est que ce forum permette à la Chine et aux pays africains de coordonner leurs stratégies de développement et d'identifier des pistes de coopération.

Il nous faut apprendre les uns des autres, explorer de nouvelles voies de développement, intégrer nos ressources et nos avantages concurrentiels, et mettre au point de nouveaux modèles de financement pour parvenir à atteindre les Objectifs de développement durable en 2030. »

Le forum a également marqué le lancement officiel de l'Alliance des groupes de réflexion sur l'investissement en Afrique (IATTA), une plateforme mondiale créée pour mutualiser les connaissances et encourager les collaborations en Afrique et en Chine, mais aussi ailleurs dans le monde.

La Société financière internationale (IFC) s'emploie déjà à mobiliser des investissements chinois pour financer des projets de développement dans le cadre du Programme de portefeuille de prêts conjoints.

Ce programme a financé à ce jour 57 projets dans 27 pays, et notamment investi 465 millions de dollars dans des pays d'Afrique subsaharienne (Ghana, Kenya, Guinée, Éthiopie, Nigéria, Gabon, Tchad et République démocratique du Congo).

« L'économie numérique peut grandement favoriser la croissance économique, la création d'emplois et l'inclusion sociale, explique Nena Stoiljkovic, vice-présidente d'IFC pour les financements mixtes et les partenariats.

Mais pour libérer ce potentiel et soutenir la digitalisation de l'économie, il faut des cadres réglementaires appropriés, des investissements privés considérables dans les infrastructures haut débit et des solutions de conseil et de financement pour lever les obstacles aux investissements jugés trop risqués. »

Plus de 400 participants ont assisté à ce forum, dont des entreprises chinoises et africaines désireuses de nouer de nouveaux partenariats pour augmenter leurs investissements.

Le forum Investir en Afrique a été créé en 2015 à l'initiative de la Banque chinoise de développement. Au cours deux premières éditions, qui ont eu lieu à Addis-Ababa (en Éthiopie) et à Guangzhou (en Chine), les participants ont mis l'accent sur la nécessité de renforcer les partenariats en vue d'accélérer les processus d'industrialisation, de développer l'agriculture et l'agroindustrie, et d'améliorer les infrastructures, les liaisons régionales et la logistique des échanges commerciaux.

Le prochain forum Investir en Afrique se tiendra dans la province du Hunan (en Chine).

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