27 Septembre 2017

Cameroun: Changement climatique - Tous concernés !

Quoi de commun entre les inondations, les destructions de maisons et de plantations dans certaines régions du Cameroun, les violents ouragans qui ravagent les Caraïbes et les terribles typhons en Asie du Sud-Est ?

Bien que survenus dans différents continents, ces nombreuses catastrophes qui engendrent des drames humains et d'énormes pertes matérielles, ont pour principale cause le changement climatique, véritable monstre dont les multiples tentacules n'épargnent plus aucune région de la planète. C'est en parfaite conscience de l'ampleur de la situation et de ses terribles conséquences que le président Paul Biya a délivré son message au monde lors de la 72è Assemblée générale de l'ONU. Cette problématique est un sujet majeur d'inquiétude dans le monde, au même titre que la crise économique et le terrorisme. C'est dire que la lutte contre les fléaux liés au changement climatique interpelle au plus haut point l'ensemble de la communauté internationale qui doit faire face courageusement à un phénomène qui touche tous les pays, riches comme pauvres.

Lancé dans un aéropage composé, entre autres, des plus grandes puissances du monde, l'appel de Paul Biya prend tout son sens dans un contexte où les pays en développement ont l'impression de jouer le beau rôle sans bénéficier de la moindre reconnaissance en retour. Un exemple parmi tant d'autres : le Bassin du Congo. A cause de ses énormes ressources naturelles, cette vaste zone écologique dont fait partie le Cameroun est considéré comme le « poumon de la planète ». La préservation de ses forêts et de sa faune apparait dès lors comme un impératif vital ; quitte à hypothéquer à terme le développement économique et le progrès social des populations. Engagés de plein pied dans la lutte contre le changement climatique, les pays africains qui ont parfois tout sacrifié sur l'autel de l'environnement attendent logiquement un renvoi d'ascenseur pour compenser le manque à gagner subi.

Du moment où la lutte contre le changement climatique s'impose comme l'affaire de tous, aucune entité ne saurait durablement se soustraire à cette sorte d'obligation de se serrer davantage les coudes, de se montrer plus solidaires face à l'amoncellement des périls et autres défis communs qui constituent autant de menaces pour des générations actuelles et futures. Mais dans cette quête de solidarité globale, ne perdons pas de vue que les tords sont partagés. Car on aura beau clamer que nos responsabilités de terriens sont identiques, indépendamment de l'appartenance géographique, des croyances, des convictions idéologiques ou du niveau de développement, une constance demeure : la détérioration de la couche d'ozone a pour principal responsable la pollution atmosphérique causée par les rejets de la production industrielle.

C'est dire que les pays industrialisés et riches ont une grande part de responsabilité dans la dégradation de l'environnement et doivent par conséquent mettre la main à la poche pour en réduire les effets néfastes. C'est pourquoi les pays pauvres qui polluent peu doivent bénéficier des moyens multiformes des pays riches pour la mise en œuvre effective de l'Accord de Paris sur le changement climatique. Un soutien d'autant plus urgent que le danger est omniprésent. A l'instar de la déforestation rapide du Bassin du Congo ou de la disparition progressive des eaux du lac Tchad qui a déjà perdu 90 % de sa surface initiale. Pour les pays développés, mettre le leadership au service du combat le plus juste de l'heure, dont l'issue déterminera l'avenir de la planète n'est pas une mission impossible. Il est plus que temps d'agir, dès maintenant, pour atténuer, à défaut d'éloigner, d'autres catastrophes qui menacent l'avenir de la planète.

Cameroun

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