28 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: Attendu au Parquet, il saisit le Tripaix Ndjili

Matondo Mbongo, Akim et un certain Christian, noms autrement identifiés, trois kinois habitant le quartier Esanga, à Kimbanseke, s'entredéchirent au Tribunal de Paix de Ndjili pour une affaire à caractère sentimental et diffamatoire. Enregistrée sous RP 16185, cette affaire a été instruite hier mercredi 27 septembre 2017.

D'entrée de jeu, l'avocat du plaignant Matondo a expliqué aux juges qu'en date du 5 août 2017, Christian, le second prévenu, s'était rendu auprès de son client pour lui faire part d'un coup fourré qui se tramait contre sa personne. Akim en serait l'instigateur. C'est que son client avait saisi le bureau du quartier pour tirer cette histoire au clair.

Alléguant être catcheur et guérisseur, le plaignant a précisé qu' date du 3 août 2017, Akim avait sollicité son concours pour qu' l'aide à ramener la sérénité au sein de son foyer. Son épouse s' était employée sans succès. Il lui avait reprochée de se mêler problèmes d'autrui. Les choses s'étaient envenimées et sa l'avait fait coffrer au cachot pendant deux jours. Relaxé, il s' était pris à Christian qui selon lui, cherchait à lui créer problèmes. Les trois protagonistes s'étaient retrouvés ensuite bureau du quartier. Et là, Christian avait été pointé du doigt avoir « brisé » le foyer d'Akim. Ce dossier devrait être transmis Parquet. Et lui, a préféré saisir le Tripaix Ndjili, a-t-il indiqué.

Casus Christian, le prévenu principal, a rappelé qu'il s'était auprès du plaignant un jour vers 12 heures. Sur son insistance, était revenu auprès de son hôte vers 15 heures.

Mais, Matondo avait minimisé ce problème et il était calmement chez lui.

Finalement, un compromis avait été trouvé : la plainte allait retirée au bureau du quartier pour ne pas atterrir au Parquet.

Le prévenu Akim s'est défendu d'être le pyromane, qualifiant d'être son « homme de confiance » et le plaignant son frère.

Il a révélé qu'un jour, de retour d'un culte dominical, il avait surpris de voir son épouse refuser de lui donner la bise habituelle.

Désemparé, son désarroi s'était accru quand il avait constaté que épouse était très montée contre lui. A force d'insister, sa femme avait expliqué qu'il s'était rendu coupable d'un cas d'infidélité.

Ayant questionné son épouse et celle de Matondo, une chose s' avérée vraie : Christian, « l'homme de confiance » s'était par un montage grossier. Après une semaine de brouille, il s'expliquait pas comment la réconciliation tentée par l'épouse plaignant avait amplifié les choses. Pire, Matondo s'était avec son épouse pour se retrouver ensuite au cachot.

Entretemps, il s'en était pris sérieusement à Christian, selon lui, d'avoir semé la zizanie dans son foyer et celui de son Matondo. Le second prévenu a affirmé ne pas comprendre l' de son « homme de confiance » qui est très élégant à l'endroit de épouse. Il a ajouté qu'en raison de la lenteur prise par pour retirer la plainte au bureau du quartier, le dossier en avait été transmis au Parquet.

Le juge président a ordonné la comparution à la huitaine du chef quartier et d'autres témoins proches du dossier.

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