29 Septembre 2017

Congo-Kinshasa: Quelle rationalité derrière le refus de quitter le pouvoir?

La question d'actualité qui ronge les méninges et de la population congolaise et des lobbies euro-américains est celle de savoir pourquoi Kabila et les ténors du régime veulent-ils conserver le pouvoir et refuse toute proposition qui les obligerait à céder le pouvoir. justifications sont multiples et méritent que l'on s'y attarde.

Explication 1 : Régime AFDL= régime militaire

A mon avis, la première explication qui justifie l'attitude suicidaire de Kabila et de tous ceux qui l'entourent est le caractère militaire du régime AFDL. En effet, lorsque l'AFDL arrive au pouvoir en 1997, elle conquiert le pouvoir par la force des armes et non par voie démocratique. Par essence, cette « libération » repose sur un pouvoir qui se définit comme militaire et qui, progressivement et astucieusement, se structurera autour du contrôle de l'armée, de la police, des services de sécurité, des institutions (Sénat, Assemblées nationales et provinciales, justice et CENI), de communauté internationale, de la corruption comme seul moyen rétribution de ceux qui animent et protègent le régime, l'impunité-immunité qui tétanise tout l'appareil judiciaire du pays, transformant volontairement cet espace en Far-West sans Shérif d'une fausse promesse de réformer les institutions et de le régime.

Le pouvoir afdélien n'a jamais été un pouvoir civil ni cherché à devenir. Et contrairement aux fausses impressions d'une volonté de « civilianiser » à travers des élections tronquées, les annoncées de l'armée, de la police, des services de sécurité, de justice, etc., le pouvoir afdélien a savamment caché, avec complicité des lobbies euro-américains, son refus permanent promouvoir un pouvoir civil comme alternative à son pouvoir militaire.

D'ailleurs, dans le milieu profond du monde du pouvoir afdélien, slogan reste : « tozuaki yango na mbuma, bakozua yango na buma », entendez, « nous l'avons conquis par la force du canon ; on ne nous reprendra que par la force du canon » ! Les rêveurs sont tous qui, nationaux comme étrangers, parlent de « transition pacifique la gouvernance » dans ce contexte!

Explication 2 : la peur de tout perdre

La deuxième explication du refus de quitter le pouvoir est celle de protection des fortunes amassées par les ténors du régime au de ces 18 ans de pouvoir. Quitter le pouvoir ; c'est mettre en les avoirs accumulés durant ces années de règne. Ceci n'est seulement vrai pour le Président et sa famille. Cette préoccupe aussi tous ceux qui, autour de lui, sont arrivés au les mains vides et en ressortent les poches pleines au détriment toute la nation. La peur de la renaissance de l'Office des Biens Acquis (OBEMA) est réelle comme pour dire que ça n'arrive pas qu' autres. C'est sans doute ce qui explique tous ces débats polichinelle sur les garanties à offrir à l'actuel président et à entourage quant à la protection de tous ces biens.

A cette crainte de se faire déposséder de tous ses avoirs, il ajouter la permanente angoisse causée par les futures enquêtes jalonnent ce pouvoir irrespectueux des droits de l'homme. Dans monde global où les victimes connaissent leurs droits et peuvent battre durant plusieurs années pour que justice soit rendue, immunités parlementaires sont bien faibles face au pénal.

Comme hier, du temps de Mobutu, durant ses derniers moments pouvoir, les nuits de ceux qui doivent quitter le pouvoir sont par les ombres d'odieux crimes contre l'humanité, de nombreux illicites d'armes et de matières premières, d'ignobles assassinats journalistes et autres activistes des droits humains, d' actes de corruption, de détournements, de viols qui désacralisent femme porteuse de vie de nos futures générations, etc. C'est du en ce moment particulier que les victimes de nombreuses atrocités la justice redonnent des visages aux nombreuses affaires qui émaillés ces années tumultueuses au pouvoir.

Les nuits des derniers jours au pouvoir sont des cauchemardesques hantées par les visages et autres gémissements ont pour noms : Chebeya, Bazana, Franck Ngykie et son épouse, Muamba, Serge Maheshe, Didas Namujimbo, Munzihirwa, Kataliko, Mabe, Mamadou Ndala, Bahuma, Boteti, Tungulu, des victimes l'opération Likofi, des héros et héroines du 16 février 1992, du 19 21 janvier 2015, des morts de Beni, Butembo, Kasaï, Kongo Central, Haut Katanga et tant d'autres.

Explication 3 : la colère contre les parrains de tous ordres et toutes origines

L'effort à ce stade de la présente réflexion est de faire comme théâtre : entrer dans la tête de ceux qui doivent tout abandonner vivre une nouvelle vie dont personne ne détermine clairement contours. Dans tous les discours du moment, ceux qui quittent pouvoir ne lisent que d'hypothétiques titres affabulateurs promesses : « Père de la démocratie », « être rare et qui n' que tous les 25 ans », « statut de vieux sage politique comme et tant d'autres», « immunités parlementaires » ; « il existe une après la présidence », etc.

Mais, dans tous ces beaux discours, personne ne définit, précision, les contours de cette vie. Personne ne vous dit que vie ressemble à celle d'après la mort d'un chrétien. En effet, le comme la vie politique apaisée d'après mandat sont tributaires de vie que nous avons menée ici-bas ou pendant notre mandat à la tête l'Etat ! Le Ciel comme une fin de mandat paisible se méritent !

Qui peut quitter 18 ans de pouvoir juteux avec comme seules des métaphores mensongères de ceux à qui l'on a livré son pays sacrifié toute sa jeunesse ?

Au sortir de ce règne, il y a comme un arrière-goût de trahison, d'abandon et de désir de vengeance. Il y a un refus de mourir parce que c'est ensemble que nous avons gouverné sans élégance c'est ensemble, que, sans élégance, nous quitterons ce pouvoir. Il y comme un refus de porter seul la croix d'une démocratie de façade service des puissances prédatrices extérieures et qui l' progressivement érigé en homme fort au lieu de l'aider à une démocratie respectueuse des humains et bâtie sur des fortes.

Enfin, au sortir de ce régime, il y a comme une envie de toute cette hypocrisie à travers un acte de suicide qui, comme pièce de domino fera tomber d'autres et dévoilera aux marionnettes en quête de pouvoir, la méprise qui accompagne démocratie de façade qui crée des dirigeants esclaves et les jettent la poubelle telles des oranges sucées jusqu'à leur dernière goutte jus.

A la fin de chaque règne de dupes, les lobbies euro-américains bon dos. Tous jouent aux innocents et demandent au peuple meurtri cette terre de se débarrasser du leader nouveau qu'ils ont amené pouvoir à coup de manipulations et de fraudes électorales.

Explication 4 : l'Exil

Aujourd'hui, plus qu'hier, l'exil en fin de règne, hypothétique surtout en terre africaine, euro-américaine et partout où des Congolais de la Diaspora vont à coup sûr se comme les juifs le font contre les criminels Nazis à travers le monde,

pour traquer les membres de ce régime prédateur et les déférer les cours et tribunaux nationaux et internationaux. Le monde n' plus le même et le droit à l'exil politique répond à une éthique respect de l'humanité que le monde global met en place pour tous partout.

Aucun Etat, aujourd'hui, n'a envie d'héberger d'ex-dirigeants de régime, responsables de plus de six millions de morts dans leur pays !

Les acteurs de la société civile de cet Etat ne le lui permettront au nom du principe plus que jamais opérationnel de la solidarité victimes de violences et autres injustices de par le monde. Aucun n'a envie de perdre des privilèges économiques dans un pays en protégeant des ex-dirigeants auxquels ces nations reprochent faits de l'ordre du pénal qui réclament justice.

Visiblement, les marges de manœuvre se rétrécissent pour demandeurs d'asile politique en fin de démocratie de façade. seront traités comme les dictateurs d'hier, eux à qui on a fait porter la robe de démocrates.

Explication 5 : des dirigeants fin mandats entre le marteau et l'enclume

Pour tous les observateurs de la scène politique congolaise et le peuple congolais, il est difficile d'imaginer comment n' lequel des scénarios du glissement, concoctés à ce jour, offrir un nouveau mandat au Président Kabila. Tous pensent que conservation du pouvoir n'apportera rien de solide. Bien au contraire,

elle déclenchera une réaction en chaîne violente et émaillée d'abus, une spirale de protestations et de répressions violentes à tout le pays. Elle donnera au président sortant l'image d'un homme aura planifié et exécuté l'intensification des brutalités à l'égard la population.

Il ne faut pas que l'actuel président se fie à l'impression puissance et de contrôle de la situation que de nombreux connus et opportunistes tentent de donner pour le convaincre rester. En réalité, tous ces discours et stratagèmes n'offrent qu' marge de manœuvre hypothétique. Comme par le passé, le renard ne qu'aux dépends de celui qui l'écoute. Et en fin de règne, quoi de rentable que le métier de courtisans. Et comme toujours, tels rats, tous ces renards sont les premiers à quitter le navire en cas naufrage. Suivez mon regard !

Aujourd'hui, il n'y a plus de doute. Un large consensus s'est dans le pays et au sein de la communauté des Nations pour qu'un troisième mandat présidentiel officiel est impossible ! L'actuel président n'a pas de choix. Il doit passer main, car tout refus de sa part mettrait en danger non seulement personne et celles de son entourage ; mais surtout le néocolonial prédateur qui gouverne cet espace. Les euro-américains qui l'ont parrainé jusqu'à ce jour ne lui pas de mettre le système en danger à travers un soulèvement de peuple imprévisible dont ils ne connaissent pas les tenants ni aboutissants. C'est ce qui explique les pressions de tous ordres s'exercent sur l'actuel Président et son entourage.

Les politiciens rusés de l'actuel régime qui, au sein de sa majorité, ont compris, se tournent, sans faire du bruit et chacun en ce qui concerne, vers son propre futur politique. N'est-ce pas ainsi qu' faut comprendre les nombreuses défections politiques d'autres ? Lorsque les discours de salon se font de plus en différents des discours publics, la trahison n'est pas souvent loin !

Pour Kabila et tout son clan, il faut donc quitter le pouvoir demain dépendra du comment l'on quitte ce pouvoir : par une démission, par un coup d'Etat de palais ou par un soulèvement populaire ? Dans contexte actuel et après toutes ces tentatives malheureuses glissement, seule l'annonce officielle de sa volonté de ne pas un troisième mandat serait un acte de courage politique. En effet, transparence quant à son refus de briguer un troisième mandat favorablement accueillie par le peuple congolais et contribuera sauvegarder le semblant de stabilité que connaît le pays. pourrait, ainsi, compter sur la clémence de la justice et du congolais et sur le soutien éventuel d'un successeur bien disposé son égard.

Mais il est irréaliste de penser que l'on peut quitter pouvoir, aujourd'hui, et avoir des immunités de l'ordre du pénal. de droit oblige ! Et comme le Président l'a affirmé lui-même lors l'ouverture de la conférence pour la paix au Kasaï : « il n'y a pas paix sans justice ». Aussi les âmes de toutes ces victimes violences institutionnelles de ces 20 ans de règne AFDL ne jamais en paix si justice n'est pas faite !

Congo-Kinshasa

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